samedi 8 mars 2008

LA JOURNEE MONDIALE DE LA FEMME
A toutes les femmes du monde, je vous souhaite une très bonne fête. A toi ma mère chérie que j'aime tant, je te souhaite une très bonne fête de femme, trouve ici l'expression de mon amour. Je ne t'oublierai jamais, toi qui m'a donné jour sur cette terre des hommes!
Ti na moyi ya lelo, na Kin awa, mibali mingi baza ko continuer kobata basi na bango, leta aza kosala bango ata eloko moko te. Bango moko ba ministres baza kobeta basi na bango kaka na Masina to Kingasani nde bakotika?
Courage, la femme !

Mars, un mois de l’espoir ou de plaidoyer pour les injustices que subit la femme. Plusieurs années après le lancement du mois, on retombes sur les mêmes plaintes. Et les femmes de leur côté n’évoluent pas dans leurs mentalités, du moins pour celles de la RDC.

Seulement à y voir de très près, la femme auarait tout. Ainsi se demande-t-on si les femmes n’enfoncent pas une porte ouverte? Les femmes ne s’ignorent-elles pas vraiment? La femme a cette force de porter son bébé pendant neuf mois, d’accoucher, parfois dans des conditions très difficiles, de l’élever dans ls pires des conditions, de continuer à laver son garçon parfois jusqu’à l’âge de 11 ans.

Pendant tout ce temps, la femme s’occupe tant bien que mal de son foyer, particulièrement de son mari et des autres enfants. Qui est réellement chef, n’est-ce pas le serviteur de tous. Mais qu’arrive-t-il que soudain, le garçon de 11 ans est mis par la femme elle-même dans une position de chef. Elle lui dit qu’il est chef et que ces soeurs, mêmes les plus âgées lui doivent de l’égard. C’est là le hic.

Les capacités de la femme sont minimisées par elle-même. Ne dit-on pas par exemple que lorsqu’une femme se défend à égal de son partenaire masculin, on choisit la femme? N’est pas là un indice de reconnaissance de la communauté ?

E.Mus
Les femmes congolaises sont décidées à travailler en faveur d’une culture d’auto dépendance, d’autonomisation qui doit remplacer celle de la main tendue que le commun des mortels désigne sous le vocable de « SOPEKA » ou « Sombela ngai, pesa ngai, kabela ngai ».
MAMOU

LA JOURNEE MONDIALE DE LA FEMME


Fille_jet__e.jpgUne fillette d’environ une semaine a été trouvée abandonnée morte dimanche 20 janvier dans une ruelle (habituellement appelée ‘‘tunnel’’ à Kauka I dans la commune de Kalamu. La chef du quartier, Mbombo Kalombo qui était sur les lieux a indiqué qu’elle attendait les magistrats et les éléments de la Croix rouge pour procéder à l’enlèvement. Elle a déploré l’inconscience des jeunes filles de Kauka qui procédaient à ce crime.
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Babengani nga na classe mpo na minerval

Kosomba uniforme, kofuta minerval, kopesa "SOPEKA" na molakisi...eza pasi mpo na faimille nombreuse, tala yo moko, famille ya bana neuf mobimba... calculer yo moko!

‘‘Babengani’’. Le mot a pris un autre sens et à Kinshasa, on sait de quoi il s’agit. Le refrain est repris par tous les enfants non encore en règle avec les frais scolaires en cette fin du mois et devant une échéance capitale qui est les examens du second semestre. Même pour un petit rien, l’accès aux salles de classes leur sont purement et simplement interdit.
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les complications fréquentes et potentiellement graves de ce que les initiés appellent ‘‘kopakola’’

bamama botika bipakola pakolaee! tala nzutu ya muasi oyo ndenge ekomi suite ya ba produits azalaki kopakola mpo na koya pembe, kitoko. Nani akotala ye lisusueeeeeeee!!!!!!!!!!!!!!!!

D__pigmentation.jpgA Brazzaville au Congo, l’utilisation à visée cosmétique de produits dépigmentant connaît un essor inquiétant. Chez les femmes (voir photo), mais aussi chez les hommes. Des médecins mettent en garde contre les complications fréquentes et potentiellement graves de ce que les initiés appellent ‘‘kopakola’’. C’est en effet ce que révèle une étude réalisée à Brazzaville, dans le cadre d’une mission humanitaire, par le Dr Mohamed Boui et son équipe de l’hôpital militaire Mohammed V de Rabat au Maroc. Sur les 450 hommes qui ont été examinés, 18 soit 4%, présentaient des signes cliniques liés à cette pratique.
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vendredi 7 mars 2008

...le jour de votre divorce peut devenir le plus beau jour de votre vie

Oyo eza salon ya satana. Oyo Nzambe asangisi moto akoki kokabola yango te. Naza kokamua na komono ké baza ko permettre makambo ya motindo boye esalema!

Un salon du divorce pour rompre sans tracas
'Autriche accueillera à la fin du mois le premier salon du divorce, destiné à aider les couples à rompre leurs unions avec un minimum de tracas. Baptisé "Nouveau départ", ce salon permettra à ceux qui cherchent à retrouver leur célibat de communiquer avec des juristes, des médiateurs, des détectives privés, des agences immobilières ou encore des agences de voyage. Le salon, qui se tiendra à Vienne fin octobre puis à Linz, conseillera également les parents sur la manière de ne pas causer de tort aux enfants lors d'une séparation. "Si vous réussissez à vous séparer à l'amiable, le jour de votre divorce peut devenir le plus beau jour de votre vie", affirme Anton Barz, l'organisateur de "Nouveau départ", qui s'occupe également d'un salon sur le mariage. Pour ceux qui n'auraient pas abdiqué dans leur quête du grand amour, une agence matrimoniale sera d'ailleurs présente.

lundi 18 février 2008

Un militaire voleur

Ba soda ya garde républicaine baza ba moyibi monene. Kabila aza na Kinshasa ndenge nini ati ba gardes na ye na ba provinces?

Lubumbashi : Un garde républicain arrêté pour vol à la Monuc

Kinshasa, 18/02/2008 / Société
Ce voleur était en compagnie de 4 personnes qui ont pris la fuite. Après vérification, il s’est avéré que la personne arrêtée est un soldat de la Garde républicaine qui est reconnu par ses supérieures hiérarchiques. L’opération a lieu la nuit de mardi à mercredi dans les installations situées à l’aéroport de la Luano à Lubumbashi. La Monuc-Lubumbashi a mis la main, dans la nuit de mardi à mercredi, sur un voleur qui s’était introduit dans ses installations situées à l’aéroport de la Luano de Lubumbashi.

*** Photo Mvemba Phezo Dizolele -- Uruguayan Peacekeepers, Kasenyi, Ituri
Ce voleur était en compa­gnie de 4 autres personnes qui ont pris la fuite. Après vérification, il s’est avéré que la personne arrêtée est un soldat de la Garde républi­caine qui est reconnu par ses supérieurs hiérarchiques, indique radiookapi.net.

Selon Leocadio Salmeron, porte-parole du bureau de la Monuc-Lubumbashi, un dispositif avait été mis en place pour surprendre les personnes qui volent régulièrement dans ces installations. C’est ce dispositif qui a permis d’arrêter le soldat.

(Milor)

Le Potentiel

Last edited: 18/02/2008 09:17:18

Les pygmées

Implication des pygmées dans la gestion de la chose publique

Par DIOSSO OLIVIER

Les populations autochtones pygmées, premiers habitants de la République démocratique du Congo, seront-elles exclues des élections locales comme elles l’ont été lors des élections présidentielle et législatives ? Populations à part entière congolaise suivant la Constitution de la RDC en ses articles 12 et 51, les pygmées sont plutôt marginalisées et oubliés et ne participent pas à la vie politique en de la RDC. Estimée à 300 000 âmes sur l’ensemble du pays, ils n’ont aucun chef de village, aucun chef de groupement, aucun administrateur du territoire, aucun commissaire de district. Cette population ne participe pas à la gestion de la chose publique : il n’y a aucun pygmée dans les différentes institutions étatiques. « Espoir pour tous », une organisation non gouvernementale de développement (Ongd), a mis en place un programme multisectoriel d’urgence en faveur de ces populations et se bat pour les initier à la participation démocratique et à la gouvernance en RDC, notamment par des formations (ateliers) appropriées sur la démocratie, la bonne gouvernance et les droits de l’homme. Cette ONG de développement sollicite un soutien financier, matériel et technique pour aider ces peuples oubliés à participer à la gouvernance de la RDC pour leur intégration à un développement durable.

samedi 16 février 2008

Etonnant! A voir SVP

Nzoto ezanga mikuwa, somo!

Veuillez cliquer sur le lien ci-dessous pour admirer la contorsionniste !

http://www.youtube.com/watch?v=5ZNWEXEka60

Channel Icon

Bonne journée.

LES RESISTANTS DE LONDRES ONT HUMILIE LE COMMISSAIRE EUROPEEN

Ndeko tala ndenge ba Congolais basambuisi Louis Michel na Londres
HUMILIATION DE LOUIS MICHEL A LONDRES
LONDRES LE 17/01/08, LA CONFERENCE DE LOUIS MICHEL A LONDON SCHOOL OF ECONOMICS (LSE) S'EST SOLDEE EN ECHEC TOTAL. LES RESISTANTS DE LONDRES ONT HUMILIE LE COMMISSAIRE EUROPEEN SI BIEN QUE LA CONFERENCE FUT SIMPLEMENT ARRETEE, SANS CONCLUSION. LE DERNIER MOMENT DE LA CONFERENCE EST POSTE SUR LE LIEN DE YOU TUBE CI-DESSOUS:
RESISTANCE CONGOLAISE

Photos assassinat et obsèques de Mme Aimée Kabila

Photos assassinat et obsèques de Mme Aimée Kabila Par CongoOne

Cliquez sur ces liens pour voir les photos:

CongoOne, Mise en ligne le 27-01-08

samedi 26 janvier 2008

La jeunesse est déboussolée

La taille basse...jusqu'où???

Le "mal habillement" des jeunes filles : Un appel au secours !

Direct.cd » Mode / admin
Toute personne possédant un minimum d’esprit de décence se sentira mal à l’aise en voyant l’habillement de nos jeunes filles. Elles exposent sans sourciller leur corps et se plaisent à attirer les regards ; à la limite on a l’impression qu’elles font simplement une invite à la gent masculine. Alors que, autrefois, les filles se faisaient respecter par leur politesse et leur manière sobre de s’habiller, aujourd’hui, elles ne se font aucun souci du "qu’en dira-t-on ?". On se demande vraiment dans quel environnement nous vivons. Le phénomène est tel que nous devons rechercher les causes profondes.

En communication, il y a celle qui est non verbale et qui transmet un message très fort. Le "mal habillement" des jeunes filles de nos jours ne serait-il pas une autre façon de communiquer, de lancer un message et d’attirer l’attention des parents, des aînés et des autorités sur leurs préoccupations ? Pourquoi avoir choisi brusquement un mode d’habillement qui dérange les autres et qui les avilie elles-mêmes ? C’est simplement, croyons-nous percevoir, un appel au secours ! Ce n’est un secret pour personne, les jeunes filles sont en perte d’identité, de leur identité. Elles ont perdu tout repère.

Elles se cherchent mais ne se retrouvent pas. Elles ont emprunté des chemins tortueux, des chemins sans lendemain. Ces filles d’aujourd’hui seront les épouses et les mères de demain. Sont-elles prêtes pour assumer de telles responsabilités ? Il y a des signes qui ne trompent pas. Le "mal habillement" des filles révèle un profond malaise qu’elles vivent.

Le penseur a dit que "chaque être humain est et sera ce qu’il pense de lui-même". Nous faisons un premier constat : ce modèle d’habillement que nous dénonçons, s’il n’est pas inventé par nos jeunes filles, est tout de même importé et copié par elles. Et ce modèle nous est imposé de gré ou de force au point où toute autre façon de s’habiller est considérée et taxée de démodée, voir dépassée ; comme pour dire : il n’ya que ça à faire et à voir.

Le conseiller conjugal que je suis a cru entendre par ce "look" d’un genre nouveau de nos jeunes filles, une salve d’accusations. Oui la jeunesse et en particulier sa composante fille, accuse. Elle accuse les parents, les aînés. Les jeunes filles les accusent de les avoir mis au monde sans rien de prévu pour leur accueil.

Où vivront-elles ? comment vivront-elles ? Avec qui vivront-elles ?. Ce sont là des questions qu’elles se posent et qui sont restées longtemps sans réponse. La jeunesse accuse pour être abandonnée au carrefour de la vie sans bonne éducation. La jeunesse est déboussolée. Elle cherche quelque chose, mieux quelqu’un à qui s’accrocher.

Les jeunes filles de nos jours veulent un phare qui dicte le chemin à suivre. Elles se sentent abandonnées par des parents trop occupés par le travail, les affaires, la politique à tel point qu’ils ne comprennent plus le besoin de leurs enfants et la misère morale dans laquelle ils sont embourbés. Puissent les parents, les aînés entendre le cri du cœur des jeunes filles qui, par le "mal habillement" disent tout le mal qu’elles pensent d’eux. Eux qui se sont dérobés de leurs responsabilités. Eux qui se sont tus et qui ont gardé un silence déroutant. Eux qui ont démissionné. Les jeunes filles ne veulent surtout pas entendre : "ce que vous faites n’est pas bien" .

Une telle remarque les enfoncerait pour de bon. Elles se lanceront dans la révolte. Ce qu’elles veulent entendre de leurs parents, de leurs aînés, c’est ceci : "voici comment tu dois t’habiller !". Là, elles trouveront un repère, non un chapelet d’interdits, mais un sillon lumineux qui éclaire pour donner de la valeur à la jeune fille qui, à partir de ces instants prendra la décision d’entretenir son être intérieur par le respect pour elle-même et pour les autres.

Parents, aînés, entendez le cri, discernez tous les reproches que vous fait parvenir le "mal habillement" des jeunes filles. L’écoute prédispose à une communication positive pour la recherche des solutions aux problèmes que vivent les jeunes filles de nos jours.

samedi 19 janvier 2008

Les femmes transportent leurs sacs partout ; du bureau au toilettes publiques ainsi que dans la voiture

Bokeba, bokeba!


LES SACS A MAINS :

Je n'y avais jamais pensé. Et vous ?
coiffure de maquillage + maquillage
Avez-vous déjà remarqué les jeunes filles qui posent leurs sacs à mains sur le sol des toilettes au restaurant – et qui lorsqu'elles retournent à leur table le posent sur la table - Ca arrive souvent !
Ce n'est pas toujours « la cuisine du restaurant » qui rend l'estomac malade.

Quelquefois "ce que vous ne connaissez pas" vous fait du mal" !

Lisez la suite...

Ma mère était très mécontente quand des invitées venues à la maison jetaient leurs sacs à mains sur le plan de travail de la cuisine où elle était en train de préparer un repas. Elle a toujours dit que les sacs à mains sont très sales à cause de tous les endroits où ils ont séjourné.

Les femmes transportent leurs sacs partout ; du bureau au toilettes publiques ainsi que dans la voiture. La plupart des femmes portent un sac à mains, mais avez-vous déjà songé où votre sac séjourne pendant la journée ?

Nous avons donc décidé de voir si les sacs à mains hébergeaient beaucoup de bactéries. Nous avons appris comment les tester aux Laboratoires Nelson de Salt Lake, et avons donc mis à l'examen le sac moyen de la femme d'aujourd'hui. La plupart des femmes nous ont dit qu'elles ne pensaient jamais à ce qui pouvait se trouver en dessous de leurs sacs. La plupart également nous ont dit qu'elles posaient régulièrement leurs sacs sur la table de la cuisine et sur les plans de travail où la nourriture est préparée.

Tasche-Gross-matt-schwarz1La plupart des dames à qui nous avons parlé dirent qu'elles ne seraient pas surprises d'apprendre que leurs sacs soient un peu sales. Il ressort en fait que ces sacs étaient si sales que même les microbiologistes qui les ont testés en ont été choqués !

Sac von dutch
Amy Karen, Microbiologiste des Laboratoires Nelson dit que presque tous les sacs testés n'étaient pas seulement très fortement chargés en bactéries, mais surtout qu'ils étaient chargés d'une forme très virulente de bactéries. Les pseudomonas peuvent causer des infections aux yeux, le staphylocoque doré peut provoquer des infections cutanées graves, et la salmonelle et l' e-coli trouvés sur les sacs à mains peuvent rendre les gens très malades.

Dans un échantillon, quatre des cinq sacs à mains examinés se sont révélés positifs à la salmonelle, et ce n'est pas le pire. 'Il y a une contamination fécale sur les sacs' dit Amy. Les sacs en cuir ou en vinyle ont tendance à être plus propres que les sacs en tissu et le style de vie semble jouer un rôle. Les gens avec des enfants semblent avoir des sacs plus sales que ceux sans enfants, à une exception près. Le sac d'une femme célibataire fréquentant des boîtes de nuit a présenté la pire contaminations de tous. 'un certain type d'excrément (féces), ou de vomi' a déclaré Amy.

La morale de cette histoire – votre sac à mains ne vous tuera pas, mais il a le potentiel de vous rendre très malade si vous continuez à le placer dans les lieux où l'on mange. Utilisez des crochets pour le suspendre, dans la maison ou dans les toilettes et ne le mettez pas sur votre bureau, la table du restaurant ou sur le comptoir de votre cuisine.

Les experts disent qu'on devrait penser à son sac à mains comme on le ferait avec ses chaussures. « Mettre une paire de chaussures sur le plan de travail de la cuisine, ou sur le lit, est la même chose que d'y poser un sac à mains ». – votre sac à mains s'est retrouvé dans des endroits où les gens ont éternué, toussé, craché, uriné, vomi, etc… ! désirez-vous vraiment ramener cela à la maison ? Les microbiologistes du Laboratoire Nelson ont aussi conseillé de nettoyer les sacs à mains.

Lavez les sacs en tissu et utilisez du nettoyant pour le cuir pour le dessous de vos sacs à mains.

CE TEXTE MERITE D'ETRE PARTAGE !!! ET MESSIEURS DE GRACE, PASSEZ L'INFORMATION A VOS EPOUSES , FIANCEES OU VOS FILLES!

samedi 5 janvier 2008

Ce quartier comptait parmi les plus beaux de Kinshasa il y a quelques années

La sorcellerie est-elle à la base de la tombée en ruines du Congo ?

Quelqu’un qui souhaite rester anonyme m’a envoyé des photos du quartier Salongo Bimsum dans la commune de Lemba à Kinshasa me demandant de les publier. Ça tombe bien comme je n’ai pas d’appareil photo pour l’instant… Ce quartier comptait parmi les plus beaux de Kinshasa il y a quelques années mais il se retrouve à ce jour coupé du reste de la ville à cause des érosions.

Tout tombe en ruines au Congo et aucun secteur n’est épargné. La santé, l’environnement, l’éducation, tout s’écroule. Il y a quelques jours dans une de ces discussions politiques dans le transport en commun, un monsieur racontait que le gouverneur de la ville de Kinshasa comptait réunir des chefs coutumiers pour négocier avec eux. Selon la théorie de cet homme, si tout tombe en ruines c’est parce que les chefs coutumiers très peu représentés dans les institutions jettent des sorts, provoquent pluies, puis érosions pour attirer l’attention.

La sorcellerie serait-elle à la base de tous les problèmes du Congo ? Certains congolais le croient et vont jusqu’à soutenir que la seule voie de sortie de la crise c’est la prière. Il y a peut être besoin d’exorciser les corrompus, les chefs de guerre, les violeurs et tous les détourneurs des deniers publics congolais pour voir les choses changer…
CEDRIC K.

La face cachée des missions de paix

L'image ternie des Casques bleus

Monuc












Visionnez un extrait du documentaire

Les Casques bleus

jeudi 3 janvier 2008

Les deuils organisés à la commune et autres lieux publics

Kinshasa ezangi bisika ya malonga ya ko exposer bawei


Un nouveau phénomène social à Kinshasa : les veillées mortuaires organisées à la commune et autres lieux publics


mercredi 5 septembre 2007


Deuil_net.jpg


A Kinshasa, un nouveau phénomène social prend de plus en plus de l’ampleur. Les deuils organisés à la commune et autres lieux publics. Comment en est-on arrivé là ? Les raisons souvent avancées sont diverses. Manque d’espace pour certains, pour d’autres, le refus de certains bailleurs si la personne morte était locataire.


Ce phénomène est fréquent dans la commune de Bandalungwa. Le bourgmestre de cette commune Fidèle Mpayi Mumpele s’en explique : la commune de Bandalungwa a été construite à l’époque coloniale. Des maisons construites étaient destinées pour à de petites familles de quatre personnes. Et l’on n’avait pas prévu assez d’espaces. Au fil du temps, les choses ont changé. La plupart de propriétaires ont vendu leurs parcelles.


Les nouveaux propriétaires ont apporté de modifications mais le problème de l’espace demeure. Lorsqu’il y a deuil dans sa juridiction, ses administrés sont obligés de barrer toute une avenue pour exposer le corps. Cette situation dérange les usagers de la route et crée toujours de problèmes. A cela s’ajoute le problème de sécurité. Dans notre culture bantoue, lorsqu’une personne meurt, la sorcellerie est la première cause du décès. Et pendant les deuils, on procède à la chasse aux sorcières.


C’est pour sécuriser la population que la commune accepte qu’on organise les deuils dans l’espace de la commune, moyennant une somme de cinquante dollars américain pour deux jours. La taxe ainsi perçue, a souligné l’autorité municipale, sert à l’assainissement de la commune.


« La sécurité et l’assainissement constituent le cheval de batail de mon programme d’action durant mon mandat à la tête de cette commune », a-t-il conclu.


Michelle Makonko

Enlèvements, meurtres crapuleux… à Kinshasa est un véritable fléau

Toza na pasi! Kaka koboma, kaka koboma! Tokosuka bonieeeeee!!!!!!!!!!!!

Kinshasa, 02/janvier

Le corps d'un homme baignant dans la rivière Kalamu attaché sous un pont

A la veille des fêtes de fin d’année, la recrudescence des crimes organisés (enlèvements, meurtres crapuleux…) à Kinshasa est un véritable fléau.

Des groupes armés sévissent dans des bus, détournent les passagers qui sont amenés dans des lieux tenus secrets pour leur exécution. Seules la tête décapitée sera conservée pour un nouveau genre de commerce lucratif. Le reste des corps est abandonné ou jeté au gré des quartiers.
En notre présence, le 29/12, le corps d’un homme non identifié a été repêché aux abords de l’avenue Sendwa, en face de l’aéroport de Ndolo, non loin de Kalamu.
La police ayant fait appel aux agents de la croix rouge du Congo pour emporter le défunt.



Une semaine plutôt avant le réveillon de noël, un autre corps avait été repêché dans la rivière Kalamu. L’homme a été retrouvé sur la banquette arrière de sa jeep avec son porte feuille contenant de l’argent liquide dans sa poche et les achats de Noël qu’il venait d’effectuer.

Toujours dans le cadre de l’insécurité et beaucoup plus grave, les câbles électriques de la SNEL (Société Nationale d’Electricité) sont visibles à tous les coins des rues dans les quartiers populaires de Kinshasa. Les enfants en bas ages encore inconscients du danger sont tentés par ces nouveaux jouets mortels. Les adultes ne sont pas épargnés en cas de pluie. Tous ces crimes restent impunis.

Aujourd’hui pour lutter contre cette insécurité, les personnes privées font appel à des militaires ou des agents des forces de l’ordre à leur frais en vue de les protéger.
Cette insécurité n’est pas ignorée de l’Etat car la ville de Kinshasa qui en collaboration avec une grande marque de bière locale avait en grande pompe annoncée pour le samedi 29/12 un méga concert mettant face à face JB MPIANA et WERRASON (au stade des Martyrs) a été annulé en dernière minute par un simple mot par le nouveau le ministre provincial de la Culture, arts, jeunesse, sports, tourisme et loisirs, Pascal Tabu Ley de crainte d’une émeute et de nombreux morts.
La décision d’annulation du concert avait été prise au cours d’un conseil de sécurité de la ville vendredi dernier au gouvernorat, a précisé le ministre provincial.
Tito Kanza


© C-Rétro-Actuel Magazine 2004-2007

vendredi 21 décembre 2007

on va lui enlever une tumeur au visage qui a enflé depuis l'âge de trois

Marlie Casseus, une jeune Haïtienne de quatorze ans, va entrer en salle d'opération pour une opération chirurgicale plutôt inhabituelle: on va lui enlever une tumeur au visage qui a enflé depuis l'âge de trois ans pour peser pas moins de sept kilos aujourd'hui. Cet énorme amas en pleine face est non seulement très embêtant pour une fille de quatorze ans mais il cause aussi des problèmes respiratoires à Marlie. Une trachéotomie lui permet de respirer jusqu'à présent.

L'opération doit durer une dizaine d'heures. Elle a été financée par une campagne de dons aux Etats-unis, en Europe et en Asie car l'hôpital de Miami où Marlie va se faire opérer a annoncé une facture de 95 000 dollars.

une voyante

voyance

voyante

Il parait que muas'ango soki alakisi yo mosapi esili mpo na yo.

Abolo : destruction d'une dizaine de maisons des familles accusées de sorcellerie

Par Véron-Clément Kongo

Au moins dix maisons ont été détruites méchament à Abolo. Les faits se déroulent depuis trois mois dans la collectivité Abolo, près de Banalia, à 128 kilomètres au nord de Kisangani. Les propriétaires de ces maisons ainsi que d'autres personnes sont accusés de sorcellerie par une voyante. Ils sont parfois passés à tabac, selon les témoignages de certaines victimes, rapporte radiookapi.net Mosindo Lekabusia, l'une des victimes de ces exactions, est venu, comme certaines d'autres victimes, porter plainte à Kisangani. Il relate les faits : «Une fois la voyante vous accuse de sorcellerie, elle vous fait payer des amendes : des chèvres, de l'argent. De son côté, le chef de collectivité vous arrête et vous jette au cachot. Lui aussi vous fait payer une amende de 100 voire de 200 dollars. Les maisons ainsi que les biens des victimes sont complètement détruits. Le chef a déjà arrêté beaucoup de gens. Maintenant si les» Bana Etats-Unis «[Ndlr : appellation locale des jeunes gens qui passent les victimes à tabac] rencontrent l'une des victimes, ils la tabassent et la dépouillent de tout le contenu de sa poche. Aujourd'hui, ils commencent à tabasser même des innocents. Nous avons informé le chef de collectivité. Il nous a dit qu'il ignorait tout. Nous avons également informé le commandant de la police. Ce dernier a rétorqué que nous pouvions nous entretuer ou même aller accuser à Kisangani si nous nous sentions capables. C'est pourquoi nous sommes ici» Le ministre provincial en charge de l'Intérieur et sécurité affirme que ce dossier des victimes Abolo a été débattu le week-end dernier à la réunion du comité provincial de sécurité. Un rapport de l'administrateur du territoire de Banalia est attendu pour avoir toute la lumière sur cette affaire, ajoute-t-il.

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Kinshasa, ville très sale
(Jean- René Bompolonga)

On ne cessera jamais de dire que l’environnement de la capitale est malsain. Les gouverneurs qui se succèdent à l’Hôtel de ville passent sans les résoudre de manière durable. Au début de chacun de leurs mandants, ils font des discours annonciateurs du changement sans pour autant les traduire dans les actes.

Des avenues inondées de sable

L’un des rares périmètres présentant des avenues sans sable à Kinshasa se situe au niveau des tronçons des routes passant à côté de l’Hôtel de ville. Mais à cent mètres de là et sur les mêmes routes, c’est la déception. Des dunes de sables se rencontrent partout, au point de cacher plus de la moitié des chaussées, le boulevard du 30 juin compris.
Dans les communes périphériques, la situation est alarmantes. Les pluies diluviennes, en rendant le sable un peu plus lourd, font croire à l’autorité que la poussière a été maîtrisée, alors qu’il ne s’agit que d’une illusion.
La ville est pleine de sable, de boues et d’immondices malgré la mise sur pied, il y a quelques années, d’une brigade de salubrité. Certains observateurs affirment que la ville est plus sale qu’avant la création de ladite brigade. Et, ils n’ont pas totalement tort. Cette brigade est minée par deux problèmes, à savoir la modicité de la motivation et l’incertitude de l’emploi. Tous les membres de la brigade de salubrité sont des journaliers. Mal payés et victimes de renvois à la moindre peccadille, les « brigadiers » de la salubrité donnent un rendement qui laisse à désirer. Après avoir longtemps œuvré comme journaliers, certains récusent leur statut et se battent pour être engagés comme fonctionnaires de l’Etat. Ainsi le travail abattu sur le terrain est proportionnel à la rémunération couplée à un lendemain incertain. Ce n’est pas un fait rare de voir un brigadier de la salubrité mendier 50Fc auprès des passants pour l’achat d’un sachet « d’eau pure ». Ce qui met à nu la dureté des conditions de leur travail.
Un autre problème serait le nombre de ces brigadiers de la salubrité. Est-il suffisant par rapport aux besoins d’assainissement de la capitale congolaise ?
Pour se rendre compte de l’omniprésence de la poussière à Kinshasa et de la différence entre le périmètre de l’Hôtel de ville et ailleurs, il suffit de sillonner l’avenue Colonel Ebeya de part et d’autre. Cette avenue passe devant l’Hôtel de ville et permet d’avoir une idée la situation.

Des montagnes d’immondices


Outre le problème de poussière, les habitants de la ville de Kinshasa doivent faire face à des montagnes d’immondices et aux odeurs nauséabondes qui s’en dégagent. Ces détritus sont la conséquence directe de l’absence des structures d’assainissement dans la ville. Les Kinois ne savent où aller jeter leurs ordures.
Dans certaines communes, les tireurs des chariots spécialisés dans le ramassage des déchets ménagers facilitent la tâche à plusieurs familles ayant les moyens de payer régulièrement leurs services. Celles qui n’en ont pas s’arrangent la nuit pour jeter les ordures là où il fait noir. Peu importe le lieu. Ainsi, dans la commune de Bandal, les tireurs des chariots vont déverser les ordures à la Pépinière. Elles sont ensuite utilisées comme « fumiers » les mamans maraîchères.
L’Hôtel de ville ne semble pas en mesure d’engager une lutte contre ce problème. A la hauteur du pont Lunda Bululu, à droite, la population de Kintambo a transformé le coin en dépotoir. Faute d’une bonne politique en la matière, aujourd’hui, c’est une montagne d’ordures qui se dresse et étend petit à petit son périmètre.
Quand la nature entre en danse la situation ne fait que se compliquer pour la ville de Kinshasa. La rivière Kalamu, au lendemain de la pluie du 26 octobre, avait créé une montagne d’immondices à côté du pont situé à l’entrée de l’avenue Bokassa à Funa.
Y a-t-il un endroit approprié pour jeter les ordures dans chaque commune de Kinshasa ? S’il y en a par miracle, quelle structure étatique a la mission de vider ces dépotoirs ?
Autre conséquence de l’abandon de ces ordures sur la place publique est le retour des herbes aux abords des artères publiques. Dans les grandes villes, on fait un effort de planter des fleurs pour la beauté du milieu. Mais, à Kinshasa, on laisse les herbes grandir sans que l’on sente la présence d’une main humaine. Et l’apparition des serpents venimeux ou pas n’est plus qu’une question de semaines.
Aujourd’hui, aux abords du pont Lunda Bululu, surtout dans la partie située dans la commune de Bandal, des herbes sont en train grandir au jour le jour et rien n’est fait pour les couper.

Les sachets
Ayant pratiquement chassé les papiers comme emballage des biens à Kinshasa, les sachets sont un peu partout dans la capitale congolaise. Il a été décidé un moment de fermer les usines qui les produisent, mais ce qui se passe en-dessous des tables a réglé le problème, et les sachets règnent en maîtres absolus à Kinshasa.
Cela entraîne comme conséquence l’imperméabilité du sol face aux eaux de la pluie. Ce constat quoique amer est là et le gouvernorat de la ville de Kinshasa a jeté l’éponge pour trouver une solution.
Les sachets sont là et constituent un problème environnemental sérieux. Quand les eaux n’arrivent pas à franchir les sachets, elles cherchent ailleurs un chemin et cette recherche risque de causer des dégâts sur les infrastructures.

Des eaux puantes
Ce n’est un secret pour personne. L’eau ne coule plus dans les caniveaux de Kinshasa, mais à plusieurs endroits et dans plusieurs communes elle est stagnante et sa couleur a viré au vert. Certains habitants comme à Bandal, Lemba et Ngaba ont ces eaux sales dans des caniveaux passant devant leurs parcelles.
Que peuvent faire ces habitants quand la canalisation devant accueillir les eaux sales de leurs terrasses est aussi bouchée ? Maintes fois, les habitants de certaines communes ont fait le curage de leurs caniveaux et terrasses, mais le travail final, celui d’aller jeter des immondices ailleurs, n’étant toujours pas fait par la municipalité a fini par les décourager. L’hôtel de ville est appelé à veiller à cette situation qui rende certaines familles ridicules. Pour ne pas l’être, d’autres ont décidé tout simplement de remplir de sable de la partie de la terrasse passant devant leurs maisons rendant ainsi difficile la circulation des eaux.

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Des fumées noires polluent
Bien des véhicules circulant à Kinshasa ne devraient plus sortir car ils polluent l’atmosphère. De vieux véhicules polluant l’environnement avec leurs fumées noires rendent irrespirable l’air.
Si leur présence n’est pas remarquable dans les grandes artères de la ville, ces vieux véhicules circulent dans la périphérie de Kinshasa. Là, ce sont ces véhicules qui assurent le transport des Kinois, et de ce fait l’autorité urbaine qui n’a rien à proposer en contrepartie aux usagers a décidé tout simplement de fermer l’œil. Ces automobiles aux fumées noires devraient en principe être interdites de circulation, mais comme l’Etat est encore dans la phase de restauration de son autorité, ces véhicules ont encore de beaux jours devant eux.

2007-11-21

vendredi 7 décembre 2007

les hommes préfèrent les femmes claires

Eza mawa mingi na komono ke ba mama bakomi kobeba loposo boye! Nyonso oyo kaka mpo na kozala pembe. Nzambe abota yo moyindo mpo na nini okomimonisa pasi ya boye!
S’éclaircir la peau : Attention danger !

Aujourd’hui partout dans le monde, un grand pourcentage de femmes et d’hommes noirs s’adonnent à l’éclaircissement de la peau.

Plusieurs femmes invoquent comme raison qu’elles sont persuadées que les hommes préfèrent les femmes claires. Voici que ces mêmes hommes, surtout ceux originaires des 2 Congo, s'y mettent aussi.

Or, l’utilisation prolongée des produits éclaircissants entraîne des affections dermatologiques.

En effet, importés par divers réseaux parallèles, ces produits à la composition rarement précisée ou mensongère, contiennent des substances dangereuses comme l’hydroquinone (Soi-disant 2%).

L’hydroquinone C6H6O2 (autrement appelée Benzenediol ou Dihydroxybenzene) est utilisée dans plusieurs secteurs industriels dont la photographie, l'industrie du caoutchouc, les peintures, vernis, huiles à moteur et carburants, les produits agrochimiques, le traitement de l'eau …
Ces produits contiennent aussi des corticoïdes qui sont des anti-inflammatoires dont l'utilisation prolongée constitue une overdose et favorise l’apparition d’affections dermatologiques comme les mycoses (maladies de la peau dues aux champignons).

Ce sont souvent des préparations artisanales confectionnées sur place par mélanges comprenant plusieurs ingrédients dont le mercure. Celui-ci est un agent fortement toxique avec des implications de santé très sérieuses. En outre, il y a le diprosone, la cortisone, le xhessal, les stéroïdes et bien d’autres.
Différents panachages à base d’eau de javel, de soude utilisée pour les peintures, de crèmes contre la calvitie, de produits ménagers et de produits contenant de l’acide sont aussi utilisés. Les utilisateurs hibernent pendant quelques jours pour éviter la lumière du jour. Le résultat est révélateur, ils éclaircissent.
Mais au fils du temps, la peau s’abîme, des tâches noires apparaissent et certaines femmes commencent à avoir de la barbe. La peau devient hypersensible, elle dégage une odeur de poisson frais. Pire, la destruction de la mélanine, cette protection naturelle contre les rayons X du soleil peut être fatale. Privée ainsi de vitamine D, la peau est vulnérable à toutes les agressions solaires. Voilà qui ouvre la voie au cancer de la peau, voire aux leucémies (les cancers de sang). La cicatrisation des blessures devient compliquée. Ce qui peut être fatale après une opération chirurgicale.

Parmi les affections dont souffrent ces personnes figure la dermatophitie de la peau glabre. Elle se présente sous forme de plaques. L’humidité et la chaleur, en plus de la dépigmentation, constituent des facteurs favorisant le développement de la maladie. Il en est de même du pityriasis versicolore. Elle se manifeste par de petites tâches de pigmentation différente de la peau et apparaît sur le visage (masques de Zorro), sur le dos, le décolleté …
En plus de ces infections dues à des champignons, il existe une autre infection parasitaire qui fait souffrir ceux qui s’adonnent à la dépigmentation. Il s’agit de la gale, apparaissant sous forme de boutons généralement sur les mains, le cou ou les fesses, occasionnant des démangeaisons. Elle est très contagieuse et peut affecter une famille entière.
Les utilisateurs recourent souvent à plusieurs produits et en changent dans le temps. C’est comme une drogue dont la dose ne fait plus d’effet. Il faut recourir à un produit plus fort, ce qui va aggraver encore la situation. Le paradoxe est que lorsqu’ils arrêtent, le teint est plus foncé que la couleur originelle. D’où les rechutes et la spirale continue …

Ces personnes subissent une forte influence. L’une d’elles déclare : « Eclaircir sa peau est peut-être dégoûtant pour certaines personnes, mais quand la couleur de votre peau vous est montrée comme une tare dès votre enfance, je peux comprendre certaines personnes noires fragilisées, et influençables puissent passer malheureusement à l'acte. »

Une autre avoue : « C’est une amie qui m’a montrée comment je pouvais m’éclaircir la peau. Je complexais de ne pas être désirable et pensais que cela venait de ma couleur. Cette amie qui s’en sert beaucoup, m’a conseillée différents produits susceptibles de m’aider. J’ai commencé ce traitement que je m’achète dans les boutiques asiatiques à Bondy ou africaines à Paris du côté de château rouge. Certaines marques sont interdites à la vente mais on en trouve toujours là bas. J’ai obtenu un résultat satisfaisant et depuis je continue à unifier ma peau. Mon nouveau petit ami ne le sait pas et j’ai peur de le perdre si j’arrête ces produits... ».

Toute personne de race noire qui se dépigmente la peau est un grand complexé, qui a complètement honte d'être né noir quand bien même personne au monde ne choisit son lieu de naissance, ses parents biologiques, sa couleur de peau et surtout son sexe. Il serait vraiment temps que les africains, hommes et femmes se reprennent et soient fiers de leur peau afin de mieux revendiquer leur identité culturelle.

Tout est devenu matière à imitation sans souci de sélection préalable.

Si cela n’est pas, nous nous acheminons vers une auto-extermination de la race noire. A une crise d'identité et à la déperdition des mœurs. Aujourd'hui, l’africain n'a plus de repères pour s'orienter. Tous nos actes et pensées sont singés, mimés sur l'Occident et l'Amérique.

Il est clair que l'intérêt d'être noir sur la terre des hommes existe, il appartient à chacun d'engager une recherche personnelle afin de se découvrir c'est-à-dire de savoir pourquoi il est noir.

Pour tout dire, la dépigmentation de la peau soit-elle à outrance ou pas est une véritable aliénation culturelle qui mérite d'être combattue avec beaucoup d'énergie. D'autant plus qu'elle entraine des problèmes de santé graves.

Il est tout à fait déplacé d'associer de quelque manière que ce soit la notion du laid ou du beau avec le noir ou le blanc.


Diverses sources
(Counterpunch - Essimag - Volcreole - La Conscience- Dr Tumba)
Adaptation Celong Connexions - Décembre 2007