LES DIAMANTAIRES DEVIENNENT DES AGRICULTEURS
Divorcée (Mbombo est répudiée par Tatu Tshitenge qui ne veut plus vivre avec deux femmes)
Bango nyonso banzungeli mosala ya bilanga, bakomi ba cultivateurs, baza lisusu ba diamantaires te.
Le repli de l’exploitation du diamant face à la chute des cours des matières premières consécutive à la crise financière mondiale pousse les populations du Kasaï en RDC à retourner à l’agriculture longtemps négligé pendant les années folles des pierres précieuses


Aliment de base des Kasaïens, le maïs voit son prix baisser sur le marché au Kasaï oriental. Cette baisse s’explique par la relance de la production locale à la suite des soubresauts de l’importation du Katanga voisin. Les autorités de la province du Kasaï oriental se félicitent des mesures qu’elles ont prises pour inciter les citadins à retourner à la terre.Le prix du maïs a sensiblement baissé en près de quatre mois.
Le « Meka », unité de mesure traditionnelle, environ 3 Kg, coûtait, en février, entre 550 et 600 Fc (moins d’un dollar), alors qu’en 2008, il fallait débourser 2.500 Fc (plus de quatre dollars) pour la même quantité. C’est l’importance de la production de maïs dans la région qui a fait chuter le prix. Un succès qui résulte des mesures prises par les autorités provinciales en vue d’inciter les habitants des - villes et retourner à la campagne, et à se consacrer à l’agriculture. Pour convaincre les populations, le gouverneur de province, Alphonse Ngoyi Kasanji, a d’abord encouragé son entourage, ministres, députés provinciaux et membres de son cabinet à donner l’exemple. Dans ses différentes interventions, il ne cesse de les inciter à posséder chacun un champ. Un arrêté a été pris dans ce sens. Cette interpellation donne des résultats. A Tshiala, à 35 Km de Mbuji-Mayi, Léon Lukusa, responsable des plantations d’un député, explique qu’il « travaille pour le compte d’un député provincial qui a obtenu 15 ha et y a planté le maïs, le soja et les arachides. A l’heure actuelle, nous sommes en pleine récolte sur 7 ha de terre ». Et d’ajouter : « Le gouverneur a lui-même 600 ha et chaque membre du gouvernement provincial à un champ. Moi aussi, d’ailleurs ». Les nouveaux agriculteurs bénéficient du soutien matériel du PRESAR, un projet de réhabilitation du secteur agricole et rural financé par le gouvernement r-dcongolais et la Banque africaine de développement (BAD). C’est ce projet qui est chargé de la mise en oeuvre de l’arrêté du gouverneur. Quatre sites ont été choisis pour le lancement de cette initiative, explique le Dr Christian Kamuziku Seya, le coordonnateur provincial du PRESAR : Tshiala, Kalenda Kashila, Tshitolo et Mabaya. Alternative au diamantLes agriculteurs reçoivent des terres et des semences et bénéficient en outre de l’encadrement et de l’accompagnement des agronomes. D’autres reçoivent des animaux en guise d’appui au lancement d’une activité agricole. « Le PRESAR nous a dotés de 20 paires de boeufs qui ont été distribuées dans différents sites. Ici, nous en avons reçu trois », témoigne Didier Marcel Mpina Kabanga, le représentant de la coopérative COPROMAT, à Tshiala.La population et les églises ne sont pas restées indifférentes à cet engouement. José Kalala, agriculteur à Tshiala, raconte: « Nous avons tenté d’abord avec un hectare, afin de répondre au mot d’ordre du gouverneur, avant d’élargir ».
Même en dehors des sites retenus, l’initiative est accueillie avec enthousiasme.A Ngandajika, à plus de 90 Km à l’Est de Mbuji-Mayi, c’est la ruée vers la terre. Certains abandonnent leurs parcelles et maisons en ville pour aller dans les villages, comme Charles Kalonji, habitant un quartier périphérique. « Dans mon quartier, plusieurs maisons sont vides, leurs propriétaires sont allés cultiver. Certains enlèvent même les tôles des toits avant de partir », révèle-t-il. Jean-Pierre Tshimanga, 57 ans, rencontré à Tshiala, confirme. Je vivais à Mbuji-Mayi, maintenant je me suis installé ici. J’étais commerçant et les affaires n’étaient plus florissantes. J’ai donc opté pour le champ ».Le retour à la terre s’explique aussi par le repli du diamant comme source de revenu. « Dans un passé récent, les villageois pouvaient gagner de l’argent très rapidement en vendant du diamant, au lieu d’attendre trois mois pour une récolte, - explique Herman Kabangu, néo-agriculteur. Ils venaient faire leurs provisions en ville. Maintenant que le diamant n’est plus exploité, la population recommence à se tourner vers les travaux des champs. Le résultat est là, le prix du maïs a fortement baissé, étant donné l’offre sur le marché ». Denrée de première nécessité, le maïs est en effet à nouveau à la portée des consommateurs, qui s’en réjouissent. Une question reste cependant posée : ce retour à la terre sera-t-il durable? Pour cultiver un champ, il faut disposer de moyens financiers conséquents, comme l’explique José Kalala. « Pour un hectare, il faut investir au moins 750 dollars, dont près - de 200 pour le labour et 400 pour quatre sacs d’engrais chimiques », souligne-t-il. Qui va financer, lorsque le projet s’arrêtera ? Faute de réponse certaine, le conseiller Masala se veut optimiste : ne pense pas que les gens vont de nouveau abandonner l’agriculture.Des stratégies sont mises en place pour éviter le retour en arrière. L’agriculture sera mécanisée, le gouvernement provincial va se procurer des tracteurs afin de les mettre à la disposition de la population, à un prix dérisoire. Nous souhaitons également diminuer le prix des intrants agricoles pour les rendre accessibles aux populations ». 


Kinshasa, 20/03/2009 / Société
C’est un sujet extrêmement important pour les populations congolaises qui ne mangent pas à leur faim en dépit des potentialités agro-pastorales et des ressources humaines spécialisées dont regorge le pays.Le constat est que l’insécurité alimentaire et la dégradation consécutive des conditions de vie, de santé et d’éducation ont atteint des proportions inquiétantes. A telle enseigne qu’elles exigent des efforts de l’Etat et de ses partenaires nationaux et étrangers.Pour augmenter et assurer la sécurité alimentaire, le pays se heurte à de multiples contraintes telles que la pénurie d’intrants agricoles et vétérinaires, la détérioration avancée des voies de communication et des routes de desserte agricole.A ces contraintes, il faut ajouter le vieillissement des plantations qui entraîne la baisse de la productivité causant l’abandon des plantations industrielles et la perte de confiance des investisseurs privés dans les cultures d’exportation.
En plus, les prix au producteur ne sont pas assez rémunérateurs et la multiplicité des intermédiaires dans les circuits de commercialisation, les tracasseries policières, les prélèvements illicites et les coûts excessifs de transport réduisent considérablement les marges bénéficiaires.La situation politique instable a affecté le pays au cours des dernières années avec des guerres et des rébellions (surtout à l’Est et au Nord Ouest du pays) a amplifié les difficultés économiques. Tel est le contexte morose dans le lequel baigne le secteur agricole national que l’équipe nationale chargée de la formulation du Programme national a si bien relevé dans un document qui a été remis aux participants de l’atelier.Plusieurs stratégies ont été conçues pour réduire l’insécurité alimentaire dont la réforme de la Fonction publique dans son point sur l’appui à la restructuration et à la décentralisation du Ministère de l’Agriculture et des Services agricoles.Cette réforme dont le coût est d’environ 5 millions d’euros devrait démarrer dans les prochains mois avec l’appui de la Coopération belge, mais elle se fait toujours attendre. Il est bon de souligner que cette réforme comprend six axes de travail : la réorganisation des services du Ministère, la mise en place des structures provinciales, la vulgarisation de l’information décentralisée sur les prix et les marchés, l’implantation du Conseil agricole et rural de gestion, le transfert des activités de production et l’élaboration des plans agricoles provinciaux.Il y a lieu de faire diligence. Car, à force que ces stratégies traînent à être opérationnelles, la population congolaise dont les 70 % est rurale et vivent d’agriculture perd patience et finira par développer des automatismes de se croire être des laissés pour compte. Et ce, au moment où le budget de l’Etat n’accorde qu’une proportion de 3,5 % du budget de l’Etat au secteur agricole alors que la Déclaration de Maputo au Mozambique de 2003 a recommandé que les Etats accordent une proportion de 10 % du budget à l’agriculture.C’est ce qui fait dire aux uns et aux autres que le pouvoir public n’accorde pas suffisamment d’importance à l’agriculture et aux activités connexes. Il appartient donc aux gouvernants de prouver le contraire de tout ce que pense l’opinion.(DN/Th/GW/Yes)
Kinshasa, 23/03/2009 / Société
Si, dans les deux Kasaï et dans la capitale congolaise les habitués de la viande de chien sont assimilés aux marginaux, la source indique qu’en Chine, la conception en vogue est tout à fait autre. En effet, fidèles au principe de la diversité dans la pluralité, des industriels du secteur agroalimentaire valorisent la viande de cet animal de compagnie notamment par la qualité de leur clientèle.Chez les Baluba, peuplades du Kasaï oriental et leurs cousins Lulua du Kasaï occidental, les passionnés de la viande de chien (appelée Tshibelabela) sont considérés comme des initiés. C’est dire que tel s’accommode à cette viande par ascendance.
A Kinshasa, des observateurs estiment que le taux de consommateurs a accru en puissance, dès la deuxième moitié de la décennie quatre-vingt-dix. De telle sorte qu’à ces jours, chaque quartier, chaque rue de la capitale en compte ses consommateurs. Cela a conséquemment donné lieu à des restaurants dits spécialisés.
Ce qui est constant, c’est qu’en pleine ville, la consommation de la viande de chien a cessé d’une affaire d "appartenance tribale. Et il est courant que ceux qui ont en commun leur préférence pour le " tshibelabela " fassent l’objet d’un rejet collectif dans la société.A côté du chien, il y a le chat dont la viande est également très convoitée. Le terme vulgaire qui permet de l’identifier est : " kondoko, niama ya sima ya ndako ". (Ce qui laisse comprendre : kondoko, la viande disponible, trouvable derrière la maison). Dans le contexte kinois, il se constate que la croissance des mangeurs de ces animaux de compagnie intervient à une époque où, la paupérisation des masses coexiste paradoxalement avec une demande en hausse de la viande.
L’alimentation des ménages kinois est constituée majoritairement des produits des chambres froides, les surgelés. " Il convient aussi de relever que parmi la population juvénile, l’on enregistre un fort taux de consommateurs du chanvre. A cela s’ajoute la libre circulation du whisky et d’autres liqueurs fortes. Tout cela, dans un contexte de perte collective de bonnes manières. (…) Dans les différents quartiers, l’on trouve des jeunes qui s’organisent en écurie de mangeurs de tshibelabela et de kondoko. Ils tendent des pièges aux chiens qu’ils capturent et s’arrangent à trouver des marmites de fortune, pour le besoin de la cause.




«C’est une déclaration de guerre et rien d’autre ». Au Parti Lumumbiste Unifié, on ne décolère pas. On dit surtout savoir à quoi s’en tenir depuis que, plusieurs mois déjà, d’insinuations en ironies, l’entreprise de fragilisation et de démolition du Premier Ministre avait commencé. « Le Patriarche a préféré garder son calme et nous avons tous adopté un profil bas pour donner une chance à la majorité et à notre pays », tonne un militant du Palu qui en a vu d’autres.