mardi 19 janvier 2010


Balobaka ke, moto moyindo akufaka microbes te. Tanga likamb'oyo oyoka.


Trop d'hygiène pourrait nuire à la santé
Vendredi 15 janvier, 13h57
Sandrine Cabut

Faut-il laisser les enfants se salir pour les protéger des maladies cardiovasculaires à l'âge adulte ? C'est ce que suggère une étude conduite aux Philippines, publiée récemment dans la revue médicale Proceedings of the Royal Society B . «Nos recherches laissent penser que des environnements ultrahygiéniques dans l'enfance peuvent augmenter le risque d'inflammation à l'âge adulte, ce qui à son tour accroît le risque de contracter un grand nombre de maladies, notamment cardiovasculaires», a déclaré Thomas McDade (Northwestern University, Evanston), premier auteur de l'article.
Ce n'est pas la première fois que l'excès d'hygiène est pointé du doigt. Depuis quelques années, cette tendance de la vie moderne a été incriminée - aux côtés d'autres facteurs, dont la pollution et une diversification alimentaire trop précoce - comme l'une des causes de l'explosion des allergies. L'augmentation du niveau d'hygiène, mais aussi le recours très large aux vaccins et aux antibiotiques, empêcheraient le système immunitaire d'être stimulé par des infections dans la petite enfance. Ce qui le rendrait en quelque sorte plus disponible pour le développement d'allergies.
Des études ont confirmé que les enfants vivant en milieu rural souffrent moins d'allergies que les citadins. Ce qui pourrait même commencer dès la vie intra-utérine. Selon une enquête conduite en Nouvelle-Zélande, les bambins dont la mère avait passé une partie de sa grossesse au contact d'animaux de ferme avaient un risque diminué de 50 % de développer un asthme ou un eczéma par rapport à ceux dont la mère était restée citadine.
Plus de 1 500 enfants suivis
Les chercheurs américains se sont pour leur part intéressés à une cohorte d'enfants nés aux Philippines dans les années 1980, dont plus de 1 500 ont été suivis régulièrement de leur naissance jusqu'à 22 ans. Leurs conditions de vie et d'hygiène (notamment la cohabitation avec des animaux et le type de toilettes utilisé) étaient consignées, tout com...

samedi 16 janvier 2010

Quel courage! Oyo eza kisi to ndokiéee?


























Visionner en cliquant dessus

Keba!

Les conseils pour vivre sans problèmes

Sala neti:
1. omoni te,
2. oyoki te,
3. koloba mpe eloko te
4. mpe kosala yango te...







Lekisaka ba makambo mosusuee!

























1. Ne rien voir 2. Ne rien entendre 3. Ne rien dire 4. Ne pas faire...
Lekisaka ba makambo mosusuee!



















vendredi 15 janvier 2010

Kuiti ebomaka

Un homme a été trouvé mort tôt le matin par les habitants du quartier SNEL à Kananga.



Chers compatriotes de "Debout Congolais", je vous envoie ces photos attachés demontrant une scene bizarre qui s'est passé à kananga dans la nuit du 12 au 13 janvier 2010.
Un homme a été trouvé mort tôt le matin par les habitants du quartier SNEL à Kananga.
En effet, le type était dans un deuil la veille, à pris trop de tshitshampa (soupou na tolo), et à son retour , il est tombé et est mort surplace.
Les photos montrent le bourgmestre de la Commune de Kananga venu inspecté les lieux.
Prière diffuser ces images pour interpeller les adeptes de cette sale pratique.
Dr Dominique BADIBANGA KANKU
+243 99 740 7170
+243 81 603 5822



samedi 9 janvier 2010

Bana basi babebieee




Lokola moto ya kobala bango aza te bango ba preferer kozala ba LESBIENNES



Kinshasa, 09/01/2010 / Société
Dans les rues de Matete, en effet, les lesbiennes se constituent en groupes et se font remarquer. Elles sont généralement en pantalons jeans ou en culottes, et repoussent intentionnellement les présences mâles.
Etre lesbienne ou en donner des apparences est de­venue, pour maintes jeunes filles de Matete, une mode. Ce qui se passe dans cette com­mune n’est pas assimilé à un scandale, à en croire certains habitants de l’entité. Cela est par contre une mouvance en­tretenue par des filles qui se connaissent entre elles et font des suiveuses. Aussi inconve­nant que puisse paraître le fait que des filles se mettent en pantalons et en taille basse, une chose est courante, les lesbien­nes se veulent des garçons en apparences.Elles adoptent égale­ment des attitudes mâles sur d’autres filles. Dans les rues de Matete, en effet, les lesbiennes se constituent en groupes et se font remarquer. Elles sont gé­néralement en pantalons jeans ou en culottes, et repoussent intentionnellement les présen­ces mâles. Dans des bars, el­les forment leur petit coin et, lorsqu’il leur est donné de danser, c’est à des personnes de même sexe qu’elles recourent comme cavalières. Un terme est entré dans le parle courant des jeunes de Matete, désignant ces filles qui pullulent. « Dju bek, balingaka te! ». (Entendez : Celles qui ne séduisent pas !). « Dans les commu­nes de Kinshasa, à chaque entité correspondent des réalités familières aux habi­tants. Si à Bandalungwa, Barumbu et Matete des les­biennes fourmillent, Kalamu, Kasa-Vubu et Lemba pour ne citer que ces cas, excellent en pédéras­tes. Beaucoup de jeunes de Matete qui frôlent 25 ans, sont entrain d’entraîner leurs jeu­nes sœurs à ce qui s’assimile aujourd’hui à un mouvement.Certaines sont violentes et se font craindre car elles pra­tiquent l’haltérophilie ou des sports de combat. Il y a 20 ans, la société avait fait face à la montée du phénomène « carinage » qui, du reste, n’était qu’une facette de la manifesta­tion lesbienne. A ce jour, ces marginales non seulement croissent sur le plan de leur nombre, mais aussi ne se voi­lent plus la face. Il est temps que la société prenne cons­cience d’un dérapage collectif devenu caractéristique des Kinois. C’est que les personnes qui se marginalisent se prennent pour des acteurs ou actrices du cinéma. Et le reste de la so­ciété, plutôt que de les re­dresser, les admire et les applaudit, a déploré un père de famille.C’est le cas des ban­dits à l’arme blanche appe­lés couramment « kuluna ».Dans le même ordre d’idée figurent les chansons et danses obscènes de cer­tains musiciens kinois. Ceux-ci présentent à la po­pulation des danseuses dé­nudées en recourant au ser­vice des médias locaux. Pendant ce temps, la Com­mission nationale de cen­sure inquiète par son mu­tisme. Tout, en effet, rappelle les craintes exprimées en sont temps par le philosophe congo­lais Kangafu Vingi Gudumbangana. Celui avait dé­ploré en des termes propres à sa spécialité, le fait de la « voyoucratie » prédominante.Payne/L’Avenir

jeudi 7 janvier 2010

Mobali ya basi! Elombe!

Jacob Zuma et trois de ses femmes, Nompumelelo MaNtuli-Zuma, Thobeka Mabhija et Sizakele Khumalo. Photo Archives


Ah muana mayi!
Un chef de l'ETAT, ba momies mitano(5)! Eza soni mingi. Exemple nini okopesa na population!
Ata ko balingaka ba nzele ya vieux oyo eleki! Mandela azalaka boye te!


Répondant il y a quelques années aux critiques concernant sa pratique de la polygamie, Zuma aurait déclaré qu'à la différence de beaucoup d'hommes politiques qui cachaient leurs maîtresses et leurs enfants, lui aimait ses femmes et était fier de ses enfants!
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mardi 5 janvier 2010

Meje 30 : la jeune chanteuse fait parler d’elle

Basi balimbisi yo, kozongela lisusu te muana!














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Kinshasa, 05/01/2010 / Musique
Mise à part son succès, Meje 30 a également fait parler d’elle au courant de cette même année touchant à sa fin, lorsqu’elle a été découverte nue sur Internet lors d’un spectacle en Ouganda avec Tshala Muana.
La chanteuse Meje 30 s’est aussi imposée durant l’année 2009. Elle a réussi, avec Tshala Muana dit « Mamu nationale », à lancer sur le marché du disque, un opus intitulé « Sikila » qui a connu beaucoup de succès.Après « délestage », chanson contenue dans Sikila, qui a fait connaître la jeune coqueluche de la musique congolaise, l’on peut aussi remarquer la démarcation de cette chanteuse dans les chansons telles que « Deux raisons », « Fimbu ya Bakandja »…Mise à part son succès, Meje 30 a également fait parler d’elle au courant de cette même année touchant à sa fin, lorsqu’elle a été découverte nue sur Internet lors d’un spectacle en Ouganda avec Tshala Muana.Ces images ont suscité la curiosité de plus d’une personne dont certaines ont estimé que c’était des images montées de toutes pièces. Meje 30 se sentant humiliée, s’est vouée à l’arbitrage des autorités de la ville dont le ministre provincial de la Culture, Roddy Mpika Massamba, qui en a appelé à l’apaisement des esprits et a mis en garde quiconque récidivera dans ce genre de pratique informatique.Dieumerci Mayambi/Forum des As

lundi 4 janvier 2010

Le drame est intervenu en pleine journée

Une sexagénaire tuée par une vipère à Nganza (Kananga)

Kinshasa, 31/12/2009 / Société
Le drame est intervenu en pleine journée dans le champ de manioc de la victime qui s’était fait accompagner par son mari qui l’a immédiatement acheminée vers un centre de santé.
Une sexagénaire habitant le quartier urbain de Nganza-Nord, dans la commune de Nganza à Kananga, au Kasaï Occidental, est morte des suites de la morsure d’une vipère, ont rapporté mardi à l’ACP des habitants dudit quartier.Selon ces derniers, le drame est intervenu en pleine journée dans le champ de manioc de la victime qui s’était fait accompagner par son mari qui l’a immédiatement acheminée vers un centre de santé. Hélas, tous les soins administrés à la victime pour sauver sa vie sont restés vains, a-t-on indiqué de même source.La défunte laisse derrière elle un veuf, plusieurs enfants et des petits enfants.ACP

MOYIBI ELEKI!

Radio Okapi - Kinshasa : 3,8 tonnes de cobalt interceptées à l'aéroport de N'djili
Les agents de la Direction générale de migration (DGM) ont saisi, jeudi à l’aéroport de N’djili, 3,8 tonnes de Coltan en provenance du Sud-Kivu. Cette information a été confirmée, dimanche à radiookapi.net, par le directeur de cabinet du ministre des Mines du gouvernement central, Alexis Mikandji. Ce colis appartiendrait à Patra Investment, un comptoir d’achat des minerais non agréé par le ministère des Mines.


Aéroport international de Ndjili
Le ministère des Mines attend des explications de la part des autorités du Sud-Kivu. Elles devront fournir les éléments qui leur ont permis d’autoriser l’embarquement de 3,8 tonnes de Coltan ou cassitérite et accompagnateurs, parce qu’on n’a pas encore ouvert le colis saisi pour faire des tests appropriés. C’est ce qu’a indiqué le directeur de cabinet du ministre des Mines du gouvernement central, Alexis Mikandji.«Nous avons reçu l’information le 31 décembre, selon laquelle un colis irrégulier était embarqué. Nous avons dépêché les inspecteurs de Mines à l’aéroport de N’djili. On a prévenu tous les services. Heureusement, avant même l’arrivée de nos inspecteurs, la DGM qui était prévenue, a agit à temps. Le colis a été saisi et consigné au dépôt de la compagnie aérienne CAA », a expliqué M. Mikandji. Ce colis appartiendrait au comptoir Patra Investment. « Or, en ce qui nous concerne au ministère des Mines, nous n’avons pas connaissance d’un comptoir d’achat des minerais agréé à ce nom-là. Et, nous ne connaissons pas le destinateur final de ce colis. Evidemment, il faudra voir toute la documentation qui l’accompagne pour en avoir plus de précisions», a-t-il ajouté.Le 18 décembre, un ressortissant indien a été condamné par le tribunal de grande instance de Kinshasa à 6 mois de servitude pénale et au payement de 10.000 USD pour avoir tenté d’exporter frauduleusement un colis de diamant de près de 44 000 carats. Et c’était toujours les agents de la DGM qui l’avaient arrêté après avoir fouillé ses bagages à l’aéroport de N’djili.
Copyright Radio Okapi

Etudier dans pareilles conditions !

Le Katanga est mal géré, selon un député national

Le député national Mwenze Nkundu, élu de Kamina, accuse le gouvernement provincial du Katanga de mal gérer cette province.
« Le nord du Katanga est complètement oublié ; il n'y a aucune réalisation palpable. Tout est fait dans la partie sud de la province », a-t-il déclaré vendredi à Kamina au cours d'un entretien avec les membres de la société civile de la place, rapporte radiookapi.net

Une école à Nganyie au Nord Katanga
La rétrocession que la province du Katanga fait aux entités territoriales décentralisées est insignifiante par rapport aux besoins, selon l’élu de Kamina. Et même, affirme le député Mwenze, les tracteurs agricoles envoyés dans les territoires sont presque tous déclassés parce qu'ils ne sont pas adaptés aux grandes cultures. Il voudrait voir le gouvernement provincial tourner aussi son regard vers le nord de la province. « Je me pose la question de savoir si le Nord du Katanga fait toujours partie de cette province. Parce qu’il est totalement oublié ! L’argent rétrocédé à la province du Katanga depuis 2007 par le gouvernement central n’est dépensé que pour le sud », a affirmé M. Mwenze. Rien n’est encore fait par l’exécutif provincial pour le développement de toute la partie nord, a insisté ce parlementaire. Il a cité notamment les territoires de Kabalo, Nyunzu, Kongolo… Il déplore aussi le fait que cette province est maintenant « géré par des dons » ; alors qu’il existe des recettes à caractère tant national que provincial. De son coté, le gouvernement provincial n’a pas voulu réagir à chaud à cette accusation. Mais, des sources proches du gouvernorat du Katanga ont affirmé que l'exécutif provincial agit avec les moyens du bord pour jeter des jalons du développement de la province ; même si cela n'est pas encore palpable pour toutes les populations Katangaises.
Copyright Radio Okapi

PAIX, JUSTICE et TRAVAIL

Cliquer sur l’image …







Nous vous proposons désormais de visiter notre site en 6 langues différentes.
Certaines versions sont encore en cours de préparation.

Nous restons ouverts à toutes vos propositions dans les emplacements réservés à cet effet dans le site.

En attendant, nous vous souhaitons une bonne année 2010
et une bonne navigation.
Culturellement,



Serge Diantantu

Contact skype : Diantantu


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LA RESURRECTION DE TSHISEKEDI

Dr Etienne tshisekedi
fête en famille, le 25 décembre 2009







Retour à kinshasa bientôt!
Elombe asi abiki naye!

Cinq sentiers

La vie d'un être humain n'a pas de valeur au Congo.

Train à Kananga

Pour la RDC c'est inhumain de faire voyager les gens dans ces conditions . Nous ne sommes pas des animaux !!! même les vaches dans un camion pour l'abattoir ont de l'espace !!! Votons ! Votons ! c'est çà ? mais il ne faut pas oublier que chaque chose à sa fin.

vendredi 18 décembre 2009

Soupu na tolo


Ba masanga bato bakoma komele eyebana esika eutaka to esalema te. Lotoko to cycle court ekoma ti na ba bars. Alcool mosusu ya ba Indiens ekoti partout. dedré n'ango ya alcool eyebani te. Drogues epayi, masanga ya makasi epayi, leta aza kotala se pamba... Mawa!

MEV




Cliquez ici: http://www.youtube.com/watch?v=sDgqTBz_K8Q

Kinshasa, 11/12/2009 / Société
La ville de Kinshasa est sérieusement menacée par la consommation des alcools forts qui viennent s’ajouter au chanvre et à d’autres stupéfiants importés, fabriqués localement ou tout simplement indigènes.
Dans presque toutes les communes de la capitale, le phénomène bat son plein. Outre la bière dont le degré d’alcool est connu (5 %) et indiqué sur l’étiquette de la bouteille, certaines boissons alcoolisées circulent librement et se consomment du matin au soir. Ces boissons sont exposées le long des artères principales, vendues et consommées au vu et au su des autorités et des agents de l’ordre.La consommation désordonnée et ininterrompue des alcools forts a de conséquences néfastes, tant pour les consommateurs eux-mêmes que pour la communauté. En effet, le consommateur met sa santé en péril, car dit-on, tout excès nuit. Affaibli, le consommateur n’a plus le courage et la force pour travailler. Devenu alcoolique, il perd sa dignité, même devant ses propres enfants à cause de son comportement irresponsable. Il est souvent colérique et parfois même manque d’appétit. Il ne peut, en aucun cas, se passer de l’alcool.
Par ailleurs, le consommateur des alcools forts, comme c’est le cas de nos jeunes, parvient à s’associer à d’autres alcooliques pour créer un gang de malfaiteurs. C’est ainsi que l’on constate que les « kuluna » se créent un peu partout, malgré les sanctions brandies par le gouvernement central. Ces jeunes n’ont pas peur de l’Etat. Ils se croient plus forts et plus organisés que l’armée et la police réunies.On comprend bien le sort de la communauté et du pays tout entier si l’on laissait ainsi nos enfants continuer à s’adonner à la consommation des boissons indigènes et autres importées sans discipline. La communauté est ainsi victime de sa jeunesse qui, par manque d’encadrement efficace, risque de la détruire et de se détruire aussi, si l’on n’y prend garde. Mais à qui la responsabilité dans cette situation qui ruine à petit feu la jeunesse kinoise et pourquoi pas congolaise ?Sans chercher à jeter la pierre sur qui que ce soit, on doit en toute logique voir l’Etat qui a toute la charge d’encadrement et d’orientation aussi bien des jeunes, des adultes et que des vieux. Or, la dérive de la jeunesse congolaise ne date pas d’hier. On se souvient de la période où, durant la deuxième République, la mesure fut prise pour supprimer la religion dans les écoles pour la remplacer par une leçon de civisme en l’occurrence du mobutisme. Quelques années après le constat a été amer. D’année, en année c’est la perdition au niveau des écoles et des familles jusqu’à ce jour. A cela s’ajoute le chômage dont le coup d’envoi fut une série de pillages dans les années 90. Les chômeurs kinois ont perdu l’espoir dans l’avenir et se sont mis à noyer leurs soucis dans les boissons. Ils ont mis au monde des enfants alcooliques qui ont grandi dans des conditions que l’on peu imaginer.Une autre responsabilité incombe aux parents et aux jeunes eux-mêmes. On ne peut pas tout mettre sur le dos de l’Etat alors que le danger est imminent et que nous avons la volonté pour l’éviter. Les parents doivent donc faire leur travail d’encadrement. Le consommateur aussi doit savoir que son avenir est hypothéqué à cause des maladies provenant de l’alcool.

Vivre au moyen de MABONZA

Ekoma nini? Mombongo!

Kinshasa, 17/12/2009 / Société
Les jeunes kinois sans emploi avec des titres de graduat et de licence, ont trouvé un palliatif pour rendre leur vie plus supportable, en se transformant en diseurs de la bonne nouvelle dans des endroits peu appropriés tel que les taxi-bus et marchés publics.
L’informel a rendu les Congolais très imaginatifs pour subvenir à ses besoins élémentaires. Ainsi, dans un pays où le chômage, le sous-impatiemment, le manque d’encadrement des jeunes à la recherche de l’emploi de la part des pouvoirs publics font cruellement défaut, à force de rechercher partout tous les moyens pour arriver à se nourrir convenablement, à s’habiller décemment, à se loger proprement, à se procurer correctement les produits élémentaires nécessaires pour la vie quotidienne.De guerre lasse, les jeunes kinois, des diplômés souvent, bardés parfois des titres de licence, ont trouvé un palliatif pour rendre leur vie plus supportable. En se transformant en diseurs de la bonne nouvelle dans des endroits peu appropriés pour cet exercice : les taxi-bus et les nombreux marchés publics. Sans en avoir pour autant la vocation. Question de survivre. La débrouille, donc.Amedi, la trentaine florissante, résidant dans un des quartiers périphériques les plus déshérités de la capitale, avoue : « J’ai un graduat de technicien, mais après avoir frappé à toutes les portes, je me suis résolu à devenir évangéliste itinérant dans les bus et taxi­-bus. Au début, c’était pour obtenir de quoi manger, mais aujourd’hui, je sens que l’esprit divin est sur moi. Voilà pourquoi malgré moi, je ne me suis pris non pas au jeu, mais suis devenu un accro de la prédication dans les taxi-bus. Contrairement aux autres qui demandent l’offrande, j’attends que les volontaires le fassent de leur propre gré ».Il confesse qu’il pratique sa prédication-automobile depuis bientôt plus de 10 ans. Au cours desquelles il a connu des bons et de mauvais moments. Le meilleur souvenir qu’il garde de ses prêches est le jour où un passager est tombé à ses pieds pour lui que son prêche du jour correspondait avec un rêve qu’il a fait pendant la nuit.Matondo, lui, s’active dans un des grands marchés de la capitale. Il se lève aux premières heures de la journée pour rejoindre son lieu de prédication où, à la longue, il s’est adjoint deux auxiliaires. Ses longues années de prédication dans ce lieu, et sa réputation d’honnêteté lui ont valu l’estime des vendeurs et vendeuses qui viennent religieusement écouter ses prêches et communier à l’unisson avant de commencer leurs activités. Il faut reconnaître que le kinois, en dehors de sa forfanterie, est très croyant. Si pas crédule, car il croit facilement aux histoires des mami-wata, loups-garous, sorciers, occultistes dont il est d’ailleurs friand. Il en fait sa consommation habituelle en conversations journalières. Il ne faut pas oublier, que fervents croyants et pratiquants où pas, les kinois sont obnubilés par les affaires de spiritisme. Ce qui explique d’ailleurs leur affluence pour les séances de prière dans les stades où les différentes places publiques.Faut-il mettre en doute la sincérité de ces jeunes gens qui, tout au long de la journée, sillonnent les artères kinoises en prodiguant la bonne nouvelle aux passagers des taxi-bus ou bus ? Ou encore ceux qui, arpentent les allées des marchés pour ramener au seigneur les âmes perdues?Bien sur, il y a des brebis galeuses parmi ce troupeau. N’empêche, au sein de ce troupeau, il existe de gens honnêtes qui n’ont rien à envier à ces rassembleurs des foules immenses sur le boulevard triomphal. Ou encore dans des stades à coups de publicités tapageuses.Mais, au moins, parmi les évangélistes et pasteurs mobiles (des transports en commun et des marches), des solides vocations sont nées et ont donné naissance à des églises bâties sur « la pierre ». Cherchez-les à Kinshasa et vous les trouverez.Le Palmarès

VIOL ET RICHESSE



Satana akotikoti na mboka, akomi kosalisa bato ba makambo ezanga tina. Ba nganga bayebisi bango ke, soki ovioler jeune fille to muana moke okozua chance mingi mpe okokoma riche. Plus tu viole plus tu t'enrichis. Ba zoba wana ba parvenir kobenisa bana ya bato ebele!
MEV


Kinshasa, 16/11/2009 / Société
Au Katanga, c’est dans les mines qu’on enregistre le plus grand nombre de viols et de crimes commis par des creuseurs artisanaux, à qui des féticheurs font croire qu’ils trouveront la fortune en abusant de toutes jeunes filles rencontrées, même de trois ans, selon l’ONG locale Maison Wengi qui encadre les enfants abandonnés.
Ces dénonciations sont confirmées par le Fonds des Nations unies pour la popula­tion (Fnuap). Dans son rapport publié en mai dernier sur les viols au Katanga entre janvier et mai 2009, près de la moi­tié (45 %) des 227 cas recensés sont le fait de creuseurs de minerais.« La plu­part de viols ont été commis parce que leurs auteurs espè­rent avoir plus d’ar­gent », affirme Issa, Okende, chef d’an­tenne du Fnuap à Lubumbashi, faisant allusion aux faus­ses croyances féti­chistes qui laissent penser que coucher avec une fillette por­té chance aux cher­cheurs de minerais. Jeunes sans emploi: 24 %, hommes en uniforme (militaires et policiers 21 %‘ et d’autres catégories socioprofessionnelles (agents d’entreprises ou fonctio­nnaires : 10%) sont aussi cités comme auteurs de viols dans ce rapport.Dans le piège de la pauvretéLe creuseurs artisanaux de mine­rais (cuivre, cobalt) piochent dans des parcs miniers sou­vent abandonnés de la Gécamines, de­puis la faillite de cet­te grosse entreprise publique. Celle-ci a cédé une bonne part de ses conces­sions aux nombreux minings privés qui ont été créés ces dix dernières années. Les creuseurs pro­fitent généralement de la promiscuité dans ces mines pour abuser de toutes jeu­nes flues et dé fem­mes qui viennent y exercer le petit commerce.Un peu partout au Katanga, de petits villages de fortune se sont en effet formés prés des concessions miniè­res, où des femmes souvent pauvres accompagnées de leurs enfants es­sayent de gagner maigrement leur vie à côté de ceux qui, dans la mine, sont à la recherche d’une fortune.A Likasi, autre ville minière à environ 100 km de Lubumbashi, c’est la car­rière appelée Lave­ne qui fait scandale. « Profitant de la pro­miscuité qui y règne, les creuseurs utili­sent la ruse pour at­tirer dans la nuit des petites filles », racon­te Liliane Nkomba de l’Ong Action commu­nautaire de l’enfance défavorisée. Mélanie Mangi dénonce, elle, la vie sans scrupule que vivent les gens de la mine à Kam­bove, cité minière proche de Likasi.« Ils n’ont pas froid aux yeux pour avoir des rapports sexuels avec de toutes jeunes », témoigne cette femme qui fait l’inter­médiaire entre ven­deurs et acheteurs de pierres précieu­ses à Kafunda.

ASSASSINAT DE LA SOEUR DENISE

La vague d’assassinats qui fait des milliers des victimes actuellement à l’Est de la R.D.Congo n’épargne personne. Toutes les couches de la population sont touchées physiquement, moralement, matériellement, etc. . Un des derniers cas, objet de cette dépêche, est ce qui s’est passé dans l’archidiocèse de Bukavu théâtre d’un double assassinat ignoble en l’espace de 48 heures. Dans la nuit du samedi 5 au dimanche 6 décembre, l’Abbé Daniel Cizimya Nakagama (51 ans) avait été abattu dans son presbytère à Kabare. Le lendemain, soit le lundi 7 Décembre 2009, c’est le tour de la moniale trappistine beniluberoise, la REVERENDE SŒUR DENISE KAHAMBU MUHAYIRWA, du Monastère Notre Dame de la Clarté-Dieu de MURHESA. La Sœur Denise Kahambu se préparait à fêter ses 45 ans d’âge le samedi de la semaine où elle a été abattue. Elle a donc été assassinée par balles 4 jours avant son anniversaire de naissance.
Les circonstances de la mort de la Sœur Denise Kahambu
Au soir du Lundi 7 décembre, après la prière des complies et le Salve de la Solennité de l’Immaculée Conception du Mardi 8 Décembre, Sœur Denise était allée ranger la salle à manger de l’Hôtellerie du Monastère et s’assurer que les visiteurs venus de Goma avaient tout ce qu’il fallait pour la nuit. Pendant qu’elle entretenait les visiteurs, les hommes en armes sont arrivés devant la grille de l’accueil avec un air menaçant. Ils étaient, selon les témoins rescapés, minces et très grands de taille, avec une morphologie qui a fait pensé qu’ils étaient des rwandais. S’ils avaient ouverts leurs bouches les témoins n’auraient pas eu de la peine à savoir d’où ils viennent à partir de leur prononciation de certaines lettres et syllabes distinctives. Les visiteurs auraient aussi aperçus dans la parcelle quelques civils à la morphologie congolaise que d’aucuns soupçonnent éclaireurs voire commanditaires. A la Justice Congolaise de répondre à toutes ces questions d’identification des tueurs.

Voyant le danger venir, Sœur Denise a voulu se retirer en hâte pour alerter ses consœurs. Sans dire un mot, sans rien demander, ces malfrats ont pourchassé la sœur qui était à un pas de la porte du cloître. C’est alors que l’irréparable est arrivé. Les malfrats ont tiré dans sa cuisse gauche. Elle est tombée la face contre terre et morte exsangue quelques minutes après, faute de secours. Les autres moniales prises de peur à la suite des coups des balles au monastère, n’avaient pas pu sortir en temps pour secourir la Sœur Denise.

Les faits curieux sont nombreux ! Les malfrats n’ont pas poursuivi outre mesure les visiteurs qui étaient avec Denise. Ils n’avaient rien dit et rien demandé comme feraient des bandits à la recherche de l’argent ou des biens de grande valeur. On peut dire aussi qu’ils n’avaient pas non plus l’intention d’entrer dans le cloître du Monastère car s’ils en avaient l’intention, ils auraient exigé à la sœur Denise de leur montrer les endroits du monastère qui les intéressaient. Comme dans les autres cas d’assassinat à l’Est du Congo, les observateurs pensent qu’ils étaient tout simplement venus pour tuer une religieuse du Monastère ou peut-être la sœur Denise… Les tueurs seraient restés surveiller le Corps de Sœur Denise gisant dans son sang pour s’assurer peut-être qu’elle n’était pas secourue et qu’elle était bien morte au moment de leur retrait.






La regrettée Sr Denise Kahambu Muhayirwa est née le 12 Décembre 1964 à Kiluvo à Masereka en Territoire de Lubero de papa Kahindo MILOLERE Boniface et de maman Kahindo Kyungulo Véronique.
Images de l’Assassinat de Sr Denise Kahambu à Bukavu



















La messe des funérailles de la Sœur Denise Kahambu a eu lieu le 9 décembre 2009 en la Cathédrale de Bukavu sous la présidence de Mgr Maroy, Archevêque de Bukavu.
Les consœurs de Denise qui selon leur règlement ne sortent jamais du monastère, étaient toutes venues à Bukavu sur demande de l’évêque. L’émotion était grande dans cette cathédrale devenue le lieu de passage des martyrs de l’intégrité territoriale de la R.D.Congo




DETERRER LES OSSEMENTS HUMAINS

Eza mawa mingi. Bakomi kotonga ba ndako na cimetiere okokuta ba mikuwa ya bato bakufa libanda na ba croix babuakibuaki na fulu mpe batongi ba ndako esika ezalaki lilita. Respect ata moke eza lisusu te. Ba familli bakomi koya mpo na kotala lilita ya ndeko oyo bautaki kokunda il y a 6 mois, bakuti ndako esi etelemi esika lilita ezalaki...mawa eza lisusu te ndeko na nga.

MEV
Kinshaas, 10/12/2009 / Société
Comme les morts sont morts et ne peuvent pas écrire des mémorandums et encore moins sortir dans la rue pour revendiquer leurs droits, leurs dernières demeures sont spoliées au grand jour, au vu et au su de tout le monde.
Le cimetière de Mikonga II, dans la commune urbano-rurale de la N’sele à Kinshasa fait l’objet d’une profanation. En effet, des maisons habitées s’y trouvent pendant qu’ailleurs s’amorcent des travaux de construction. Les tombeaux et les pierres sépulcrales, les croix et autres signes commémoratifs font l’objet d’une destruction méchante. Les restes des corps y compris ceux en putréfaction dont l’inhumation date à peine de quelques mois sont déterrés et profanés sans ménagement ni respect dû aux morts. Pour la population environnante qui considère cet acte comme une grave atteinte à la dignité humaine et à la moralité publique, l’autorité urbaine devrait appliquer la loi en la matière (article 111 du code pénal, livre II et 258 du code civil, livre Ill). Elle devait également interdire tous les travaux de construction dans ce cimetière et ordonner de démolir les constructions y érigées, de désinfecter ces lieux, de poursuivre en justice les auteurs de la spoliation et de la profanation de cimetière, de restituer le cimetière à ses occupants, les morts et de dédommager les familles des victimes.Selon certains témoignages, les morts ne reposent plus en paix comme jadis. L’exode rural de ces dernières années a occasionné l’érection de constructions anarchiques sur les cimetières. Les croyances et traditions donnant les cimetières pour des endroits inhabitables ci pas fréquentables la nuit à cause des esprits des morts qui rodent semblent être loin derrière.Au cimetière de Kimbanseke, il manque même de la place pour déposer les morts. A Kintambo, un cimetière longtemps en fermeture, plusieurs habitations y sont érigées et les constructeurs ne se gênent pas de jeter de côté les os et les croix pendant les travaux. Et comme les morts sont morts et ne peuvent pas écrire des mémorandums et encore moins sortir dans la rue pour revendiquer leurs droits, leurs dernières demeures sont spoliées au grand jour, au vu et au su de tout le monde. Le pire c’est que cela ne semble pas déranger grand monde.Fait étonnant, les locataires vivants côte à côte des cimetières affirment avoir des documents légaux et des autorisations de bâtir en bonne et due forme. A la question de savoir pourquoi ces personnes construisent sur un cimetière, un habitant admet qu’il n’y a plus de parcelles libres en ville. L’autorité coutumière leur aurait demandé de chercher un endroit libre et de le lui proposer, ce qu’ils continuent de faire.Plus d’une bagarre ont été enregistrés entre ceux qui viennent enterrer leurs morts et les habitants du quartier des cimetières. Ces derniers ne veulent pas que des passages soient crées dans leurs parcelles pour faciliter l’accès aux tombes. Souvent, les cercueils sont déposés à même le sol le temps d’en finir avec les palabres.Le Palmarès

jeudi 17 décembre 2009

Un policier voleur


Ba policiers bakomi ba moyibi koleka ba civili. Soki bati ye akengele eloko sukasuka akoyiba yango.

Tala policier oyo ayibi ba sacs ya masango, ba civili bakangi ye...

MEV



Un policier surpris en fragrant délit de vol de maïs à la FIKIN.
Par Le Potentiel
Un policier surpris en fragrant délit de vol de maïs à la FIKIN. C’est un don du gouvernement japonais entreposé dans les installations de la Foire internationale de Kinshasa (FIKIN) par le ministère du Plan, rapporte l’Agence congolaise de presse (ACP). A en croire la source, le policier affecté à la FIKIN a détruit le dépôt contenant des tonnes de maïs pour en extraire une cinquantaine de sacs de maïs aux environs de 2 heures 30 du matin. Ce sont les surveillants civils qui ont découvert le malfrat en train de rassembler les 50 sacs de maïs. C’est ainsi qu’ils ont alerté les autres éléments de la police pour les appréhender.
S. K.

mardi 8 décembre 2009

Maladi ya ndeke

Kinshasa, 17/11/2009 / Société
Pour soi­gner les épilepti­ques, la plupart de familles au Bas­-Congo recourent aux tradi praticiens ou aux sectes reli­gieuses plutôt que d’aller dans les hôpitaux. Ce qui in­quiète les médecins de cette province ou cette maladie est surtout considérée comme un mauvais sort...
« Si je pense à mon passé, je vis de nouvelles crises », dit P. les larmes aux yeux .Cette femme d’une quarantaine d’armée vit à Matadi, capitale de la pro­vince du Bas-Congo à 365 km de Kinshasa. Son mari l’a quittée depuis quelques années l’abandonnant avec les enfants, parce qu’elle est épileptique.Aujourd’hui elle vit seule avec son fils cadet. « Cette maladie a brisé mon mariage. « C’est ma tante qui m’a ensorcelée par jalousie », raconte-t-elle, enragée. Une de ses soeurs explique que leur père a dépensé tout son argent pour la faire soigner, l’ame­nant d’un tradi praticien à un autre, mais en vain. « Le plus dur, c’est de voir mes enfants délaissés et ne plus aller à l’école », s’apitoie P.1. Dans cette région où les croyances à la coutume sont très enracinées, la po­pulation perçoit l’épilepsie comme une maladie mys­térieuse due à une posses­sion démoniaque ou à une initiation à la sorcellerie. Robert Kabeya qui se pré­sente comme tradi praticien moderne, explique que, « 70 % des cas: d’épilepsie sont d’origine surnaturelle. « Re­présentant spirituel d’une église locale proche des Kimbanguistes appelée l’Association confessionnelle Kintuadi (Ack) et tra­di praticien ancestral, Menga Menga pense lui, que l’épilepsie est une infection « causée par un choc brutal, une brûlure au niveau de la tête pendent l’enfance, un paludisme mal soigné ou la sorcellerie ».
Croyances d’un autre âge
Forts de ces croyances, tradi praticiens et églises de réveil prétendent être les seuls capables de guérir cette maladie. Ils atti­rent dès lors des milliers de malades. « Ce sont des pos­sédés qu’il faut délivrer », madame Matala Muanda, de l’Assemblée chrétienne Lu­mière du monde. Depuis 2008, l’Ack dit avoir reçu plus de 6000 cas au Belvédère, son centre d’inter­nement au nord de Matadi. Là, les épileptiques sont soignés avec des tisanes à base d’une plante, « Zola nsi aku » (aime ton pays) qui sont parfois mélangées aux écorces de manguier « lors­que la cause est naturelle ». En cas de sorcellerie « dé­tectée par un celle spirituel », explique Menga Menga, le traitement est différent. « Des délivrances sont or­ganisées pour chasser le mauvais esprit par des pu­rifications avec lavement et purge à l’eau bénite asso­ciée aux tisanes ».De nombreux inter­dits sont alors imposés aux personnes qui souffrent de la maladie, comme ne pas regarder un cadavre ni con­templer l’eau ou le feu, ne pas manger le poulet ou de la volaille... Les crises con­vulsives provoquées par l’épilepsie sont même comparées à l’agonie du poulet, d’où l’appellation « maladi ya ndeke » (maladie de l’oiseau, en lingala) qu’on lui donne dans le pays. D’après ces croyances, eux qui n’observent pas ces interdits s’exposent à la mort ou au retour des crises.Des interdits qui l’expliquent peut-être l’inca­pacité des églises et des tradi praticiens à véritable­ment guérir les malades. « Il y a des cas difficiles qui nous échappent », avoue en effet Menga; Menga. Chose que reconnaît aussi Matala Muanda qui explique que souvent, le démon revient pour posséder les malades. « Du coup les crises repren­nent et nous leur recom­mandons souvent de s’at­tacher à Dieu et de bannir toute distraction, car le ma­lin est rusé », dit-il.
Se confier au médecin
Ces croyances em­pêchent les gens d’aller vers les hôpitaux. Mais ceux qui s’affranchissent de ces ta­bous y vont. Ainsi en 2008, le Centre de santé mentale de Matadi a-t-il reçu 131 cas d’épilepsie. « C’est une ma­ladie neurologique qui se manifeste par une répétition de crises convulsives sans fièvre », explique Dr Robert Niati, spécialiste en santé mentale. Il rassure que les épileptiques peuvent bel et bien être traités par la mé­decine moderne, même si cela prend du temps. « Nous leur donnons du fénobarbu­tol à prendre chaque jour au coucher pendant 18 mois, renseigne-t-il.Mais, comme le té­moigne P.I. qui s’est finale­ment confiée à un médecin après avoir été sans succès chez des tradi praticiens, le plus difficile c’est d’aller jus­qu’au bout du traitement. « Le médecin m’a prescrit des médicaments et je me portais bien quand je les prenais, reconnaît-elle. Mais quand j’arrêtais les cri­ses réapparaissaient.Marie-Louise Ikele Poba/Le Phare