vendredi 3 juillet 2009

Ils ne sont que 1 400 (professeurs) en RDC pour 1 000 établissements

Bandeko, ba universités ekomi ebele, ebele: Université de Luozi, Université de Kasangulu, Université de Lukala, Université de Kenge etc.
Ba universités nyonso oyo, soki ovisiter yango okolela. Yango wana tokomi komono ba lincenciés ebele kasi bayebi eloko te kaka lopoto na monoko. Kiadieeee!
MEV

Sur la photo: les professeurs de l'Université Libre de Luozi, Bas-congo

RD Congo : des enseignants peu soucieux de leurs étudiants
(Syfia Grands Lacs/RD Congo)


Dans les universités privées de Rd Congo, rares sont les professeurs qui enseignent. Les cours sont laissés aux assistants non qualifiés qui dispensent des enseignements souvent obsolètes et théoriques qui ne sont d'aucune utilité pour trouver un emploi.près 12 ans passés sur les bancs de l’université, deux promotions en médecine de l’Université Kongo (UK) prêtent serment ce samedi de fin d’avril à Mbanza-Ngungu, à 200 km environ au sud-ouest de Kinshasa. Ils ont dû passer 5 ans de plus que prévu à étudier, car cette université privée n’a pas ses propres enseignants et recourt aux professeurs visiteurs qui viennent selon leur disponibilité. A Bukavu, la cinquante d’étudiants du premier graduat en Développement communautaire de l’Université ouverte (UO) suivent le cours de logique de l’assistant Ombeni Kikukama. La semaine passée, ils n’avaient pas étudié parce qu’"aucun enseignant n’était disponible pour donner cours", regrette Lucas Makoko, l'un d'eux. Dans la plupart des villes de RD Congo, la situation est la même. Les institutions d’enseignements supérieurs et universitaires, surtout privées, manquent cruellement de professeurs. Ils ne sont que 1 400 en RDC pour 1 000 établissements… Selon Anselme Mbenza, professeur et directeur général de l’Institut supérieur de commerce à Matadi, "la mauvaise rémunération des professeurs, le manque de préparation de la relève, la volonté de certains enseignants d’assujettir leurs assistants… sont parmi les causes de cette carence". Manque de professeursDébordés, mal payés (un peu plus de 1 000 $ payés en Fc souvent à un taux dévalué par rapport au cours officiel pour un professeur ordinaire), les professeurs combinent souvent l’enseignement avec la politique ou un autre travail qui paye mieux et complète leur salaire. Ils papillonnent d’universités en instituts supérieurs comme professeurs visiteurs. Ils gagnent aussi gros en vendant leurs syllabus de 10 à 25 $ selon leur importance. "Puisqu'ils contiennent souvent des travaux pratiques et qu'il y a des exercices qui reviennent le plus souvent à l’examen, nous ne pouvons que nous en procurer", remarque Aimée Mbinga, une étudiante de l’Institut supérieur des techniques médicales de Kimpese, au Bas-Congo. Les cours, ils les dispensent souvent à la va-vite : deux semaines d’affilée pour un cours de 120 h. "C’est fatiguant parfois de suivre les cours de 8 h à 20 h, de préparer les travaux pratiques, les interrogations et l’examen à la fois….", regrette une étudiante de l’UK. Toujours occupés, ils n’ont pas le temps d’actualiser leurs cours. Leurs enseignements datent d’il y a souvent plusieurs décennies. C’est ainsi que les cours de logique, d'agriculture générale sont élaborés avec une bibliographie dont l’ouvrage le plus récent date de 1979, regrette Espoir Malekera, étudiant a l'UO à Bukavu. La plupart du temps, ils ne dispensent que des enseignements théoriques et inadaptés au marché actuel de l’emploi. Ces professeurs n'ont pas non plus le temps de s'occuper des interrogations qu'ils laissent d'autres corriger... Formations bâcléesCette carence de professeurs a laissé place aux licenciés qui n’ont pas qualité pour enseigner et pire, aux gradués, que les étudiants appellent "assistants". Philippine Lubelo, qui a terminé l’an dernier à l’Institut supérieur d’études informatiques et des finances (Iseif) dans la province du Bas-Congo, affirme ainsi n’avoir été enseigné que par un seul professeur durant ses quatre années d’études. Tous les cours étaient dispensés par des assistants. "Le règlement interdit pourtant aux assistants de donner cours. Ils sont censés assister les professeurs et se charger des travaux pratiques, rappelle Ngandu Mutombo, professeur et vice-doyen à l’Université de Lubumbashi qui s’insurge "contre ces formations bâclées données aux futurs cadres du pays". Mal payés, les assistants vivent aux crochets des étudiants. Ces derniers ne peuvent que faire des travaux pratiques et des interrogations sur les feuilles qu’ils ont imprimées. "Cela nous permet d’éviter la tricherie et de gagner un peu d’argent sinon, nous ne pourrions rien faire", explique un assistant de l’Institut supérieur des sciences infirmières de Kisantu, au Bas-Congo. La nouvelle génération d’enseignants est aussi en butte à d’autres problèmes, explique Mathieu Bialunga, un assistant : "Le manque de bibliothèques et de salles d’enseignants, l’inaccessibilité à l’internet et le coût élevé de publication des articles dans les revues scientifiques nous dérange sérieusement". Même leur recrutement laisse à désirer. "C’est souvent selon la demande de ces enseignants que nous les recrutons. Mais parfois aussi, c’est des autorités politiques qui nous les recommandent", avoue le directeur général d’un institut supérieur de Moanda à 210 km de Matadi. En outre, il n'est pas rare que les diplômes s'achètent ou que les notes soient "sexuellement transmissibles"…Les études sont ainsi d'un niveau déplorable et difficilement reconnues par les professionnels. Même avec leur diplôme en poche, les étudiants sont contraints d'aller se former pour avoir plus de chances de trouver un emploi en particulier en informatique et en anglais. Même ceux qui ont fait l'informatique remplissent les centres d'apprentissage. Guy Kiangala, un enseignant d'anglais dans un centre de Matadi, remarque que "8 personnes sur 10 qui suivent des cours sont détenteurs de diplômes universitaires". Certains responsables essaient cependant de mettre de l'ordre dans leurs établissements. Depuis qu’il dirige le Cidep, cette université ouverte qui compte 4 000 étudiants au Bas-Congo, Léon Munangeye reconnaît avoir chassé plusieurs étudiants dépourvus de diplômes d’État (baccalauréat). Il a remercié des licenciés incompétents et des gradués qui y enseignaient. Actuellement, il entend deux enseignants accusés de harceler sexuellement des étudiantes. "Je suis incompris, mais, le Cidep ne doit plus être une poubelle", tonne-t-il, déterminé.

NECROLOGIE

Le sénateur Jeannot Bemba Saolona n'est plus!

Le sénateur Jeannot Bemba Saolona, père de l'ancien vice-président Jean-Pierre Bemba, est décédé dans la nuit de mercredi à jeudi à l'hôpital Saint-Jean de Bruxelles, où il avait été conduit après un malaise dans la soirée, a rapporté l'agence congolaise de presse (ACP).


Cet ancien homme d'affaires, qui fut longtemps président de la confédération patronale zaïroise, était âgé de 67 ans.Lundi, il avait encore assisté à La Haye à l'audience de la Cour pénale internationale (CPI) qui devait statuer sur une demande de libération provisoire introduite par la défense de son fils, Jean-Pierre Bemba, ancien vice-président de la République et président du Mouvement de Libération du Congo (MLC, une ex-rébellion muée en parti politique).Jean-Pierre Bemba, qui est également sénateur, avait été arrêté en mai 2008 à Rhode-Saint-Genèse en vertu d'un mandat émis par la CPI, qui lui reproche des exactions et crimes de guerre commis par ses troupes en République centrafricaine entre octobre 2002 et mars 2003.Né à Libenge dans la province de l’Equateur, en 1941, Jeannot Bemba Saolonna a consacré le gros de sa vie aux affaires, avant de se lancer en politique. Considéré comme un véritable capitaine d’industries, il choisit d’investir dans son propre pays. D’abord dans l’agriculture, où il devint un des premiers exportateurs de café. Ensuite, il embrasse l’industrie manufacturière puis le secteur de transports. M Bemba Saolonna est patron de compagnies d’aviation qui desservent tous les points importants de la RDC ainsi que l’Europe : Scibe-Congo et Scibe-Airlift. Il assure encore la direction de la société chargée de Service de Transports et Taxis aériens, STTA. Ancien administrateur à la Sofide, à la Bralima, il assume pendant plusieurs années les fonctions de président de l’Association des entreprises du Zaire, ex Aneza, l'actuelle FECAu changement des régimes, feu Laurent Désiré Kabila le nomme ministre de l’Economie dans son gouvernement après l’avoir temporairement arrêté. En 2006, il est élu sénateur pour le compte du MLC, parti cher à son fils, le sénateur Jean-Pierre Bemba. Il laisse derrière-lui une veuve et de nombreux orphelins.

vendredi 8 mai 2009

INCROYABLE!

Moto oyo aza ndoki to aza na ba magies. Akamati ebembe ya muasi naye kakawisi yango ati yango na salon nanse ya mesa mpo amonoko ye. Aza na kobanga embembe te bandeko!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Eske mutu naye eza kosala malamo? Ata ko boling'ango!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
MEV

Il faut voir pour croire!!
Jeff Green, l'américain qui conserve le cadavre de sa femme à l'intérieur d'un cercueil de verre dans son salon: "Je n'ai pas pu supporter la douleur suite à la mort de ma femme, alors, je l'ai ramené à la maison " . Ainsi commence la déclaration du veuf de 32 ans, qui vit dans l'Arizona-USA. La décédée avait un problème de naissance au cœur, ce qui a causé sa mort prématurée à l'âge de 29 ans. Les derniers mots de Lucy, disant qu'ils se retrouveraient au ciel, n'ont pas suffi à apaiser la tristesse de son amoureux de mari . Lors des funérailles, désespéré, Jeff a décidé qu'il ne la laisserai pas partir. " J'ai appelé le responsable du cimetière et j'ai raconté mon cas. J'ai fait une demande et obtenu une permission spéciale pour la garder à la maison. Cela paraît bizarre, mais je préfère l'avoir à mes côtés, plutôt que de l'enterrer à quelques mètres sous terre. Lucy avait un sacré sens de l'humour, et j'ai la certitude qu'elle aimerait être ma table de salon. " Jeff a commandé un cercueil spécial qui empêche la décomposition du corps, tout en verre. " Cela m'a coûté plus de 6 mille dollars, mais j'aurais payé le double pour l'avoir de retour à la maison ". " Certaines personnes ne fréquentent plus ma maison, mais mes véritables amis ont respecté ma décision et se sont habitués à la voir ici, de plus c'est une belle pièce de décoration ".

Oyo boza komono eza ebembe ya muasi ya djo oyo. Alobi akobomba yango libela kaka boyi. On dirait mutu naye eza kosala malamo te ndeko. Ndako ya boye okolala pongi ndenge nini?

vendredi 24 avril 2009

les bras, les organes génitaux, les jambes et autres membres amputés des albinos procureraient de grosses sommes d’argent

Likamb'oyo eza somo!! Ndundu aza moto lokola biso bandeko, bozua ye lokola eloko te. Botika discrimination mpe racisme envers ba ndundu. Epayi boye mobali aboyi muasi mpo aboti ndundu. Bamususu balingaka kopesa ye mbote na maboko te. Soki asengi mayi bakopesa ye na kopo oyo bato nyonso bamelelaka te. Mingi baza kobenga ndundu ndoki. Makambo eza ebele oyo basalaka ba ndundu. Na ba mboka mosusu soki akufi bakobuaka ebembe naye na ebale. Babuakabuaka ba bébés mingi ya ndundu vivants na ebele mpo bakende libela. Na ba écoles, bandundu bamona pasi. Lelo, kuna na Kivu bakomi koteka bitendi na bango mpo na kosala kisi. Mawa!
MEV

Kinshasa, 24/04/2009 / Société
La société civile dénonce la lenteur avec laquelle est traitée par les instances judiciaires compétentes le dossier d’enquête sur la mort d’un jeune élève albinos dont le corps décapité a été découvert à Kamituga.
La société du territoire de Mwenga en collaboration avec les activités des droits de l’homme de la cité de Kamitunga vient d’adresser une lettre aux autorités politico-administratives et judiciaires de cette partie du Sud-Kivu, a annoncé à l’ACP, une source de la société civile.La société civile dénonce la lenteur administrative avec laquelle est traitée par les instances judiciaires compétent le dossier d’enquête sur la mort d’un jeune élève albinos dont le corps décapité a été découvert le 07 février dernier à Kamituga. Selon le mensuel d’information de la LDGL (Ligue des Droits de l’Homme des pays des grands Lacs) paraissant à Kigali au Rwanda, les bras, les organes génitaux, les jambes et autres membres amputés des albinos procureraient de grosses sommes d’argent. Ce mensuel indique que les os des albinos, selon une rumeur répandue en Tanzanie et à Bujumbura au Burundi permettraient aux pêcheurs tanzaniens d’attraper beaucoup des poissons dont des fretins et à leurs bateaux ou pirogues de flotter sans aucun risque de chavirer. L’or immergé dans le sang d’un albinos tué, brillerait davantage et se vendrait très facilement.
Mais tout cela est à mettre sur le compte de la sorcellerie, de la cartomancie et de la course effrénée vers ce minerai. Mais en réalité, indique-t-on, il n’en est rien, les albinos sont des êtres humains créés à l’image de Dieu malgré cette absence remarquée de pigmentation de la peau. Il faut les mettre à l’abri des agresseurs superstitieux.(BT/Th/GW/Yes)Acp
Last edited: 24/04/2009 16:16:05
















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Un homme a essayé de vendre sa femme Albinos en Tanzanie

La police dans le Sud Ouest de la Tanzanie accuse un hommme d’avoir essayé de vendre son épouse à deux “hommes d’affaires” congolais pour une somme de 3000 dollars.La situation des Albinos en Tanzanie s’est dégradée ces derniers mois après une série d’assassinats, dus en partie à la croyance selon laquelle une partie du corps d’un Albinos rendrait efficaces des potions magiques. Au moins 27 Albinos ont été tués depuis mars y compris un bébé de sept mois. Le président Jakaya Kikwete a ordonné à la police de sévir dans les milieux impliqués dans ces assassinats. Au moins 170 marabouts ont été arrêtés. Mais selon la BBC, il arrive que certains officiers de police soient achetés pour fermer les yeux quand de tels crimes se produisent.
Selon le chef régional de la police, Damian Mantage, c’est un “tuyau” fourni à la police qui aurait permis d’arrêter le pêcheur projetant de vendre son épouse. Sa femme n’était pas consciente de ce qui se tramait selon la police. Ses parents fâchés ont en tout cas décidé de la ramener au domicile familial. Les “hommes d’affaires” de leur côté auraient réussi à s’échapper, et pourraient avoir regagné la RDC ; La police tanzanienne les a signalé à Interpol.
Les récentes attaques contre les Albinos ont été imputées aux marabouts qui surfent sur la croyance selon laquelle des potions faites à partir de mains, de jambes, de cheveux, voire de sang de personnes Albinos peuvent rendre quelqu’un riche. Il est même arrivé que des tombes de personnes Albinos soient scellées afin que les cadavres ne soient pas déterrés.

La Route de Matadi sur le point de « tomber »

Likambo ya kokamua. Ba ingenieurs en construction ebeleebele oyo toza na bango batalela biso likambo oyo te! Ba kartiers mibimba ekomi kolimua na mabulu! Bakonzi batalaka ata moke te. Sokibapesi mbongo mpo na kobongisa kaka bango moko wana bafonder ba societés de construction bangobango, bakamati mbongo balei, moto ya kotuna moninga likambo aza te. Kinshasa ebebi boye! Nani mobikisieeeeeee!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
MEV

Commune de Ngaliema, Binza/Ozone se meurt

(Jasbey ZEGBIA/Stagiaire Ifasic)
Certains quartiers de Binza Ozone, dans la commune de Ngaliema, risquent d’être effacés de la carte géographique de Kinshasa, sous l’oeil impuissant de ses résidents. En effet, ceux-ci voient leurs cris de détresse se perdre dans le désert,chaque fois qu’ils perdent maisons et biens, sous la poussée des érosions ou des eaux de pluies...L’avenue de l’Ecole, qui longe les quartiers Musey et Mfinda de part et d’autre, en passant par le quartier Kinsuka/Pêcheurs, communément appelé Brikin, et débouche au quartier Pompage, est une artère stratégique pour les habitants des quartiers Pompage, Mbudi, Kimbwala, Malueka, etc. Elle a été détruite au mois de novembre 1997, à la suite d’une pluie torrentielle qui s’est abattue sur toute la ville de Kinshasa. Et depuis lors, elle n’a jamais été réparée, malgré les lamentations de la population des quartiers que longe l’avenue.
Plusieurs tentatives de réparation ont été entreprises, mais sans succès. Ce qui est étonnant est que, en RDC, la création d’entreprises fictions de construction est à la mode. Chaque fois qu’un projet de réhabilitation de cette route est annoncée, c’est une entreprise fictive qui se crée automatiquement ou une autre, mal équipée et sans personnel, qui se positionne, pour gagner le marché, synonyme de millions de dollars.Vers l’année 2000, le gouvernement avait ordonné une sortie des fonds pour la réhabilitation de cette avenue. Comme c’est la mode, une entreprise était née spontanément pour la circonstance. Hélas, elle louait tout, même les brouettes pour le transport des caillasses et du sable.Actuellement, l’avenue de l’Ecole se trouve sous l’emprise d’une grande érosion, dont la profondeur peut atteindre jusqu’à 20 mètres. Quant à l’avenue Mama Yemo, grâce à l’appui de l’ONG World Vision pour son asphaltage, elle est redevenue fréquentable par les automobilistes et relie facilement le quartier Ozone à Pompage.La Route de Matadi sur le point de « tomber »Une autre érosion s’est déclarée à Binza/Ozone, du quartier Mfinda à Manenga, engloutissant bon nombre de maisons sur son passage et sinistrant de nombreuses familles. Elle s’était pourtant annoncée ,sur l’avenue Kimpu, il y a plusieurs années. Et rien n’avait été fait pour arrêter ses ravages. Aujourd’hui, elle a déjà atteint l’avenue Kinsimba en aval, et en amont, elle est sur l’avenue Binza, à trois parcelles de la Route Matadi, à moins de 80 m. Dans quelques semaines sinon jours, cette partie de la Nationale n°1 va « tomber », coupant du coup Binza/Delvaux de Binza/Ozone.Qu’attend l’autorité urbaine pour réagir ? Le budget des cinq chantiers ? Les Kinois s’interrogent. Ils souhaiteraient notamment que les recettes que génèrent les campagnes sur la vignette et l’impôt foncier aient des effets positifs sur la voirie de Kinshasa.
2009-04-23

jeudi 23 avril 2009

le maintien d’Etienne Tshisekedi à la tête du parti, ainsi que sur le choix porté sur sa personne pour être le porte-étendard de l’Udps

Ndeko Mutombo, topesi yo melesi na ndenge otindeli biso bilili oyo. Eloko tokoki kosenga bino eza se boyokani. Botosa mokonzi na bino Tshisekedi mpe bosalela liloba naye.
MEV

JOURNAL LE PHARE

Congrès de l’UDPS: Clôture en apothéose
(Jean- Pierre Nkutu)
C’est hier mardi, en début de soirée, qu’a pris fin le premier congrès de l’UDPS. Tout est bien qui finit bien : la fille aînée de l’opposition congolaise a un nouveau projet de société et des statuts réaménagés. Détail capital, les congressistes ont renouvelé à l’unanimité leur confiance au Président national du parti pour continuer à conduire l’Udps, en même temps qu’ils ont ouvertement levé l’option de concourir désormais à la conquête du pouvoir en participant aux différentes échéances électorales. L’ambiance était donc visiblement à la fête mardi, sur l’avenue Malula à Righini, siège provisoire du parti et lieu retenu pour l’organisation du congrès. Bravant la canicule, les congressistes s’étaient tôt et avec stoïcisme déployés dans l’immense concession pour écouter le rapport général des travaux et suivre la lecture des résolutions. Connue pour son enthousiasme débordant et très communicatif, l’intarissable Denise Lupetu accompagnée d’un autre cadre du parti a chauffé l’immense concession. Drapelets en mains, les deux doigts levés en signe de victoire, les délégués ont repris avec ferveur et à l’unisson les extraits des œuvres religieuses de la cantatrice l’Or Mbongo ainsi que d’autres airs populaires. Des chants à la gloire d’Etienne Tshisekedi étaient également au programme.
Léonard Kabeya Tshikuku : « Tout peut basculer d’un moment à l’autre » L’intermède musical terminé, le rapporteur Nzeza a fait la synthèse des travaux. On retiendra de cette lecture que les congressistes ont pris une dizaine de résolutions coulées sous forme d’actes. Ces derniers portent notamment sur le maintien d’Etienne Tshisekedi à la tête du parti, ainsi que sur le choix porté sur sa personne pour être le porte-étendard de l’Udps lors des présidentielles de 2011. L’on retiendra en passant la réaffirmation unanime, par les congressistes, de la ferme volonté des combattants de l’UDPS de s’enrôler massivement dès le mois de juin afin de prendre part aux prochaines échéances électorales. On notera également, comme un profond appel au rassemblement et à l’unité, la résolution portant « amnistie » en faveur des membres exclus du parti pour diverses raisons…. D’autres résolutions ont porté sur l’adoption d’un nouveau règlement intérieur compatible avec les statuts amendés, la création d’une structure chargée de préparer les élections locales, législatives et présidentielles de 2011… Président du bureau définitif du congrès, Kabeya Tshikuku a retracé à l’occasion de la clôture du congrès le parcours et le sens de la lutte historique de l’UDPS, parti né dans la douleur et le sang qui a contribué de manière significative à l’avènement de la démocratie en RDC. L’UDPS, a regretté Kabeya Tshikuku, tarde à savourer les acquis de cette lutte, frustrant nombre de ses cadres et combattants. « Camarades congressistes, tout peut basculer d’un moment à l’autre. Notre destin d’hommes libres peut hélas basculer. Restez toujours éveillés », a-t-il exhorté les délégués. Avant de féliciter Etienne Tshisekedi pour avoir compris que le parti était à la croisée des chemins. « L’avènement du congrès était une nécessité vitale et les congressistes viennent de mettre sur les rails un nouveau projet de société, des nouveaux statuts, un nouvel esprit. Et tout cela pour redynamiser le parti et la conquête du pouvoir », a ajouté Léonard Kabeya Tshikuku. Pour le patriarche Bernard Nkwedi, Président du Collège des fondateurs,
« Les dates du 15, 16, 17 avril 2009… sont des journées historiques. Elles sont intervenues après une longue attente. Notre désir est exaucé », s’est-il félicité. Bernard Nkwedi est longuement revenu sur le combat d’arrière-garde mené par les anti-congrès, ainsi que sur les brutalités dont sont régulièrement victimes les combattants lors des manifestations. Il a enfin demandé à ces derniers de s’en tenir aux consignes du parti et de s’inspirer de l’exemple des fondateurs. Nous y reviendrons.
2009-04-22

mardi 21 avril 2009

Pour se faire un peu d'argent, des policiers du Bas-Congo enlèvent des filles et les vendent



Nayebisaki bino nini! Basilisi kote ba richesses ya mboka, basili koteka ba bitendi ya mabele, lelo bakomi koteka biso. Bakomi koteka ba Congolaises na ba mbka mopaya! Tokosala bonieee!!!! Ba Angolais babotoli biso mabele lelo bango wana bakomi kosomba ba êtres humains! Somo!
MEV




RD CongoBas-Congo : des policiers vendent des filles aux militaires angolais
Pour se faire un peu d'argent, des policiers du Bas-Congo enlèvent des filles et les vendent à des militaires angolais. Dénoncés par des organisations de la société civile, une dizaine d'entre eux ont été arrêtés. Mais la plupart des filles sont toujours aux mains de leurs "maris" en Angola.
L’affaire fait grand bruit depuis le début de cette année dans toute la province du Bas-Congo. Depuis des mois, des policiers congolais enlèvent des jeunes filles qu’ils vendent aux militaires angolais, à la frontalière de Kikuangu Mbemba dans le territoire de Tshela, à 255 km du chef-lieu de la province (Matadi). Selon le service de l’Etat-civil de Tshela, 32 filles de 12 à 16 ans ont ainsi été enlevées de janvier et la mi-mars 2009. "Les policiers perçoivent une dot des militaires qui opèrent dans la zone rouge (territoire angolais bordant la Rd Congo jadis occupé par les ex-rebelles de Flec – Forces de libération de l'enclave de Cabinda - et placé sous haute surveillance, Ndlr), capturent ensuite les filles qu’ils donnent en mariage aux Angolais, à l’insu de leurs parents et sans leur consentement", explique Jonas Tshundu Tshundu, président de l’Ambassade chrétienne pour la paix au Congo, une Ong de défense des droits de l’homme basée à Boma.Cette Ong a mené en janvier une enquête sur le terrain, avant de confirmer les faits et de les dénoncer publiquement. Elle a notamment recueilli les témoignages de deux filles qui ont pu s’échapper des mains de militaires angolais. "Je me rendais aux champs quand j’ai été prise de force début janvier, raconte l’une d’elles, Fanny Nlandu Teko, à peine 16 ans, qui accuse le chef du Bureau 2 de la police à Kikuanga-Mbemba. Il m’a livré à la merci des combattants angolais qui m’ont soumis à des atrocités sexuelles moyennant 100 $..." Se couvrant le visage, Alphonsine Umba Makaya se refuse, elle, de donner les détails sur les sévices qu’elle a subis. "Les deux filles ont déposé chacune une plainte à l’auditorat militaire de Tshela", explique Jonas. Des policiers aux arrêtsLes autorités de la police du district du Bas-fleuve dont dépend le territoire de Tshela, confirment ces faits. "J’ai moi-même sauvé de justesse une fille de 13 ans que quelques policiers tentaient de marier de force au poste frontalier de Mayili", déclare un officier sous couvert de l’anonymat. Depuis février, huit policiers et deux chefs de villages accusés de se livrer à ce trafic ont été arrêtés. L’un des policiers sous les verrous a tenté de se justifier : "Si nous faisons cela, c’est pour compléter notre maigre solde…", a-t-il déclaré avant la tenue de leur procès. L’affaire est encore au niveau de l’instruction…Depuis 2008, des avis de recherche sur la disparition des filles mineures étaient régulièrement diffusés sur les ondes des radios communautaires locales, sans que cela n’interpelle les autorités. "J’ai dénoncé cette pratique déjà l’année dernière mais personne n’y avait prêté attention", regrette Valentin Vangi de la Société civile du Bas-Congo. L’affaire fait aujourd’hui fait bondir l’Inspecteur provincial de la police, Raus Chalwe, qui exige plus de discipline et de vigilance de ses hommes. "Désormais toute personne qui traverse la frontière avec une fille doit être interpellé et prouver au préalable sa paternité avec elle", tempête-t-il. De nombreuses familles victimes de ces rapts sont dans le désarroi. Certains parents vivent dans la peur de subir des représailles, depuis qu’ils ont eu le courage de dénoncer la disparition de leurs filles au bureau de l’Etat-civil et que des policiers ont été arrêtés. "Je reçois des sms des inconnus qui me promettent la mort…", raconte un père de famille qui a perdu les traces de sa fille de 14 ans. D’autres organisent carrément un deuil au bout d’un temps de recherches infructueuses…"Mariées…sans défense"Rentré récemment d’Angola, un jeune congolais rapporte des témoignages sur quelques filles enlevées qu’il a rencontrées là-bas. Notamment Euphrasie Tsumbu (16 ans), disparue en décembre 2008. "J’ai bavardé avec elle au mois de mars. Pâle, amaigrie, elle cuisinait sous l'oeil vigilant d'un soldat qu'elle m'a discrètement présenté comme étant son mari", affirme-t-il. "Certaines de nos amies sont restées dans ces mariages forcés sans moyen de défense", ajoute Alphonsine Umba, l’une de rares filles rescapées de ce trafic. Elle souhaite qu’une enquête mixte soit vite menée entre la Rd Congo et l’Angola pour, dit-elle, "établir les responsabilités des auteurs de ces actes ignobles."