vendredi 16 mars 2007

La RDC cède les 13 localités occupées à l'Angola, likambo esili

Bateki mboka, balei mbongo. Ba villageois oyo bavandi na ba villages oyo depuis plus de 100 ans sik'oyo bakokende wapi? Tokosuka boni na mboka oyo.

MEV

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La bombe Kalume sur Kahemba : « les localités occupées sont angolaises »

Kinshasa, 15/03/2007 / Politique
Le ministre d’Etat chargé de l’Intérieur a aussi préconisé l’identification des populations « qui ont franchi les frontières angolaises » en vue de leur retour… A l’issue de la réunion tenue mardi dernier au ministère congolais des Affaires étrangères, entre les représentants des deux pays, on était loin d’être fixé sur les réalités de ce qu’il est désormais convenu d’appeler « l’affaire Kahemba ».

En effet, ni les propos « diplomatiques » du ministre angolais des Relations extérieures, Joao de Miranda, ni les envolées exubérantes de son collègue congolais, Antipas Mbusa Nyamwisi, rien n’a pu faire disparaître l’odeur de confusion qui avait gagné les esprits.

Dès lors, ces questions sont restées sans réponses : l’Angola, a-t-il envahi la Rdc ? Les villages concernés sont-ils congolais ou angolais ? La fameuse borne 21 qui se trouve au 7ème parallèle, est-elle une délimitation de la frontière ou a-t-elle été plantée, comme le soutiennent les députés congolais et les chefs coutumiers du territoire de Kahemba, par un géologue américain pour des objectifs d’exploitation minière ?

C’est ainsi que, en guise d’une maigre consolation, tous se sont mis d’accord sur leur désaccord, se limitant à préconiser la constitution rapide d’une commission mixte qui devra apporter un peu plus de lisibilité sur un dossier plutôt nébuleux.

La bombe Kalume

Mais, voilà que, comme pour briser la chape d’incertitudes, le ministre d’Etat congolais en charge de l’Intérieur, Denis Kalume, s’est cru en droit de tâcher une petite bombe, en déclarant le lendemain de la rencontre entre les deux parties, que « les localités querellées sont bel et bien angolaises ». A cette même occasion, le ministre d’Etat a préconisé la mise en place d’un mécanisme chargé d’identifier les populations qui, selon ses propres termes, « ont franchi les frontières angolaises ». Cette opération devra déboucher sur l’organisation de leur retour en Rdc.

Ainsi donc, là où d’autres voix s’interdisent d’être trop affirmatives, Denis Kalume a choisi de traverser le Rubicon. Mais, sur base de quels documents ou preuves, a-t-il décrété que ces villages sont angolais ?

(Yes)

Le Palmarès

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